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Le leasing social ne sera pas pour tout le monde

Publié le 2 juin 2022

Par Jean-Baptiste Kapela
3 min de lecture
Interrogée lors de la matinale de France Info, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, a apporté quelques précisions sur le leasing social. Ce dispositif ne devrait pas apparaître en septembre 2022 et visera en priorité les professionnels pour qui la voiture est une nécessité.
Le leasing social sera en priorité réservé aux foyers les plus modestes et à ceux pour qui la voiture est un outil de travail.
Le leasing social sera en priorité réservé aux foyers les plus modestes et à ceux pour qui la voiture est un outil de travail.

"Nous déploierons une offre abordable de véhicules électriques (...) en mettant en place des mécanismes de leasing pour accompagner les ménages les plus modestes", avait promis le candidat Emmanuel Macron, lors de son premier discours de campagne, le 17 mars 2022. Le leasing social, consistant à louer un véhicule propre aux foyers les plus modestes, est l’une des promesses les plus alléchantes du programme mobilité du président.

 

A lire aussi : Marc Bruschet, Mobilians : "Le leasing social pour ne pas exclure les Français de la mobilité"

 

Cependant, les contours du dispositif restent flous et peu d’informations n’ont réellement fuité. Ce matin, la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, était l'invitée de l’interview politique de France Info. Elle a pu apporter quelques précisions sur le sujet, sans pour autant l'éclaircir totalement.

 

Une mesure qui ne s'adressera pas à tout le monde

 

L'ouverture d'une location de véhicule électrique pour 100 euros par mois sera ciblée. Selon la ministre, deux catégories de population sont d'ores et déjà "incontestables" pour en bénéficier : "Ceux pour qui le véhicule est un outil de travail, je pense aux infirmières libérales par exemple, (...) et ceux qui n'ont pas les moyens de passer à un véhicule propre parce qu'il est trop cher aujourd'hui sur le marché". "Le leasing social de voitures électriques ne s'adresse pas à tous les Français : il s'adresse à ceux qui en ont le plus besoin", a déclaré Agnès Pannier-Runacher.

 

Une initiative qui n’est pas prévue dans l’immédiat

 

La date d'ouverture du dispositif dépend encore de réunions que la ministre doit mener avec la filière automobile et les financeurs, dont les banques et l’État qui devrait prendre en charge une partie du premier loyer ou de l'apport financier initial. "Ce n'est probablement pas pour septembre", a-t-elle prévenu.

 

Et de rappeler que les premiers chiffrages, effectués pendant la campagne électorale, évaluait le besoin "de l'ordre de 100 000 personnes" avec une contribution initiale de l'État de 500 euros. Il s'agissait de travaux "absolument préliminaires", a-t-elle néanmoins indiqué.

 

Un pas vers une démocratisation du VE ?

 

Dans les informations non mentionnées dans l’interview, mais qui avaient été dévoilées par nos confrères de BFM TV le 22 mars 2022, le dispositif pourrait venir en complément de l'actuelle prime à la conversion et du bonus écologique. Les 100 000 véhicules électriques seraient pris en charge par l’État, à hauteur de 50 millions d'euros la première année de la mesure.

 

L'accessibilité financière semble être l’une des clés pour démocratiser le véhicule électrique. Les sociétés de financement commencent à se pencher sur le sujet. Ainsi, mercredi 1er juin,  BNP Paribas Personal Finance a lancé une offre permettant aux ménages les plus modestes d'acquérir en LOA un véhicule Crit'Air 0 ou 1 à partir de 135 euros par mois, avec option d’achat à 1 %, entretien compris. Il y a de fortes chances que cette typologie de contrat s’impose temporairement comme alternative pour répondre aux courtes échéances des ZFE. (Avec AFP)

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