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"Les compétences sociales font la différence"

Publié le 8 mars 2012

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Par Axel Abadie
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5 min de lecture
Liliane Rivière, directeur général du Garac - Avec 500 jeunes en apprentissage, le Garac met au cœur de son travail pédagogique la compétence technique aussi bien que sociale. Liliane Rivière, directeur général, revient sur les pratiques favorisant l’insertion professionnelle des jeunes, et insiste sur le caractère fondamental de la contribution conjointe de l’école et de l’entreprise.
Liliane Rivière, directeur général du Garac - Avec 500 jeunes en apprentissage, le Garac met au cœur de son travail pédagogique la compétence technique aussi bien que sociale. Liliane Rivière, directeur général, revient sur les pratiques favorisant l’insertion professionnelle des jeunes, et insiste sur le caractère fondamental de la contribution conjointe de l’école et de l’entreprise.

Journal de l’automobile. Pouvez-vous nous parler de l’offre en alternance du Garac ?
Liliane Rivière.
Les effectifs en apprentissage sont désormais quasiment aussi importants que ceux des lycées. L’apprentissage est un contexte où il faut une autonomie suffisante. Certains jeunes doivent être plus encadrés, quand d’autres ont très vite besoin d’être confrontés à l’ambiance professionnelle.
Nous proposons des diplômes de niveau V jusqu’au niveau ingénieur, avec des cursus en deux ans pour le CAP par exemple, ou trois ans pour le Bac professionnel. Cela concerne la formation à la maintenance automobile ou à la maintenance des VI. Aujourd’hui, 700 emplois sont non pourvus dans tous les domaines de la maintenance industrielle. Nous avons donc 500 jeunes en apprentissage et un petit portefeuille concernant les certifications de qualification professionnelle (CQP). On y constitue des groupes homogènes avec les réseaux constructeurs, pour répondre au besoin immédiat de personnel qualifié.

JA. Quel est le niveau d’insertion professionnelle à l’issue des différents cursus ?
LR.
Nous avons, pour le CFA, un taux de réussite de 92 %, et nous constatons que 80 % des jeunes sont intégrés. Nous faisons un réel travail sur les compétences techniques, avec une pédagogie de projet. Il y a un suivi, effectué avec les entreprises, pas moins de 850 visites par an faites par les professeurs, en plus du livret d’apprentissage. Nous mettons en avant, aussi, les compétences sociales : le civisme, le sens du contrat, le présentéisme… Elles peuvent faire la différence dans l’insertion des jeunes. Concernant les CQP, le taux de réussite monte à 95 %.

JA. Comment obtenez-vous ces résultats ?
LR.
Nous nous reposons sur les enquêtes de l’Education nationale et de la Région. On est obligé de gérer une partie pour eux. Nous surveillons les taux de réponse, et complétons parfois ces enquêtes.
Dans ce contexte global, 80 % d’insertion est un taux qui nous satisfait. Le Garac n’a pas à rougir puisque le taux moyen est établi à 70 %. C’est le résultat d’un plan pédagogique. Un des problèmes auxquels nous sommes confrontés, c’est que beaucoup de jeunes sont diplômés, avec un niveau théorique d’acquisition du savoir, mais pour le savoir-faire, on est moins sûrs.
Il y a eu trop de regards critiques sur l’entreprise qui nourrissent une vision des jeunes les exonérant de faire le minimum. Or, il faut juguler ce travers.

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