Une année 2025 record pour la mobilité électrique

Pour la première fois en 2025, les véhicules 100 % électriques ont dépassé les motorisations essence en nombre d’immatriculations en France. Ils ont en effet atteint une part de marché record puisque près d’un véhicule sur cinq immatriculé sur le marché français l’an dernier était 100 % électrique (326 923 unités).
Selon l’Avere France, plus de 1,5 million de véhicules à batterie sont désormais en circulation dans l’Hexagone. Un chiffre qui a été multiplié par six entre 2020 et 2025 et qui place donc la France comme l’un des leaders de la mobilité électrique en Europe.
Les flottes porteuses de l’électrique
En 2025, les immatriculations de véhicules 100 % électriques ont été principalement portées par les flottes, avant un retour des particuliers à l’automne, généré par la deuxième édition du leasing social. Selon l’Avere France, les entreprises ont donc représenté 58 % des acquéreurs contre 42 % pour les particuliers.
Si ces derniers semblent encore être dans une position attentiste dans un marché automobile globalement atone, ce n’est pas le cas des entreprises qui ont notamment doublé le poids de l’électrique dans leurs flottes en un an. Une conséquence directe de la nouvelle réforme des avantages en nature, rétroactive au 1er février 2025, mais aussi de l’introduction de la taxe annuelle incitative (TAI).
Les mises à la route de voitures électriques ont donc grimpé de 54,2 % au cours de l’année 2025, pour atteindre 107 093 exemplaires écoulés, soit 23,8 % du marché des flottes. Un record ! Ainsi, le cap des 100 000 voitures à batterie immatriculées en BtoB en une seule année a été pour la première fois franchi.
Au niveau européen, les institutions se sont également emparées du sujet, reconnaissant le rôle important des flottes sur le marché de l’électrique. En décembre 2025, la Commission européenne a en effet incité les pays membres de l’UE à instaurer des objectifs nationaux à horizon 2030 et 2035 pour les entreprises de plus de 250 salariés.
Mais la France fait déjà partie des bons élèves avec notamment la loi LOM, qui impose une part croissante de modèles électriques au sein des flottes de plus de 100 véhicules, avec un seuil qui augmente progressivement jusqu’à 2030, sous peine de sanctions.
Merci au leasing social
En septembre 2025, le leasing social a été reconduit pour une deuxième édition grâce à un financement par les CEE. Malgré un niveau de soutien divisé par deux (7 000 euros par véhicule), le dispositif est parvenu à remplir son quota de 50 000 dossiers enregistrés en l’espace de quatre mois. Plus d’une quarantaine de modèles était par ailleurs éligible au leasing social 2025.
En décembre, le gouvernement a donc déclaré vouloir renouveler le dispositif en 2026, tout en confirmant le maintien du bonus écologique pour l’achat d’un véhicule électrique, lui aussi financé par les CEE. À l’inverse, le projet de loi de finances pour 2026 prévoit la suppression du crédit d’impôt de 500 euros pour l’installation de bornes de recharge à domicile.
Un réseau de recharge en pleine expansion
Complémentaire à l’électrification du parc automobile, le réseau de recharge a également continué de s’étendre dans l’Hexagone. Au 31 décembre 2025, la France comptait 185 501 points de recharge ouverts au public, soit une progression de 20 % par rapport à l’année précédente. Les points de recharge très haute puissance (supérieure à 150 kW) progressent aussi et sont désormais au nombre de 22 858, dont plus de 3 200 sur le réseau autoroutier.
L’année 2025 s’est également achevée avec un bon niveau de performance du réseau, marqué par un taux de disponibilité technique des infrastructures de recharge de 92 %, ainsi qu’un taux d’accès immédiat aux stations de recharge de 95 %. L’été 2025 a par ailleurs constitué un temps fort pour la fréquentation des infrastructures, en progression de 71 %.
En parallèle du déploiement en voirie publique, la recharge en résidentiel collectif continue aussi sa progression. À fin 2025, près d’un immeuble sur six avait déjà acté l’installation d’une infrastructure de recharge de véhicules électriques (IRVE), et 15 135 immeubles étaient d’ores et déjà équipés, soit une hausse de 43 % sur une année.
Les déploiements en voirie publique et en résidentiel collectif pourront d’ailleurs continuer de s’appuyer sur le programme Advenir, qui va célébrer son dixième anniversaire en 2026, et qui a permis l’installation de 165 727 points de recharge sur le territoire depuis sa création.
Des défis à relever en 2026
Cependant, l’Avere France précise que de nombreux défis restent à relever en 2026. D’abord en ce qui concerne l’électrification des mobilités lourdes. En 2025, l’association a ainsi contribué à éclairer le débat public sur le camion électrique, notamment lors des échanges relatifs au projet de loi de finances pour 2026.
L’Avere France pointe également la qualité de service des infrastructures de recharge et de sécurisation des équipements, dans un contexte marqué par la recrudescence des vols de câbles. Enfin, le marché du véhicule électrique d’occasion est également au cœur des enjeux, notamment en raison des prix encore trop élevés, mais aussi des délais de reventes plus longs.
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