Une fois n’est pas coutume, le pneumatique ne se porte finalement pas si mal, en tout cas pour Bibendum ! Si Jean-Dominique Senard, président de Michelin, reconnaît que la première monte stagne ou recule un peu partout dans le monde, il se félicite des bons choix opérés par son groupe, mais reste prudent pour 2013.
Dans un contexte économique difficile, Michelin a présenté un exercice 2012 des plus sains, avec notamment un résultat opérationnel de 2,423 milliards d’euros, en progression de 25 %. Dans le même temps, la marge opérationnelle s’affiche à 11,3 % des ventes nettes, soit une hausse de 2 points. Des bons résultats obtenus malgré une baisse des volumes de l’ordre de 6,5 % sur l’année, mais maintenus grâce à une politique de prix efficace. En 2012, les ventes nettes de Michelin s’établissent à 21,474 milliards d’euros, en hausse de 3,6 %. L’effet mix-prix contribue à cette hausse en valeur, tout comme la hausse des tarifs en 2011. Sans oublier l’impact positif des parités de change et la stratégie du groupe basée notamment sur la croissance des activités de spécialités. Ajoutons à cela une présence mondiale de plus en plus rentable, le redressement de l’activité PL, la vente du siège social de l’avenue de Breteuil, à Paris… et le cash-flow libre aboutit à plus d’un milliard d’euros, tandis que le ratio d’endettement de l’entreprise fond comme neige au soleil, à 12 %, alors qu’il était encore à 55 % en 2009. Ce qui permet au groupe Michelin d’envisager l’avenir avec sérénité, pour déployer confortablement sa stratégie dès 2013.
Une année 2013 incertaine