Grand Prix ACF : comment les finalistes veulent-ils révolutionner l'automobile ?

Le 15 avril 2026 se tiendra la finale de la neuvième édition du Grand Prix ACF AutoTech. L'événement organisé par Richard de Cabrol, en collaboration avec des constructeurs et des équipementiers automobiles, prendra une fois encore place dans l'enceinte de l'Automobile Club de France.
Une cérémonie à laquelle assisteront plusieurs personnalités, invitées en qualité de jury. Le Grand Prix ACF pourra compter sur Stéphane Priami, DGA de Crédit Agricole SA, Félicie Burelle, directrice générale d'OPmobility, Nicolas Champetier, le VP Innovation de Renault Group, Paula Fabregat-Andreu, directrice de projets chez Renault Group, Carla Gohin, vice-présidente opérationnelle de Forvia, ou encore Anne Asensio, vice-présidente innovation de Dassault Système.
Notons que Luc Châtel, le président de la PFA, remettra le tout premier Prix de l'industrialisation au terme de cette neuvième édition. Un trophée imaginé pour récompenser un ancien lauréat ou finaliste ayant réussi le passage à l'échelle de son innovation.
Le centre de gravité de l'innovation se déplace
Mais il y a surtout un panel de six finalistes attendus pour présenter leur entreprise et leur concept. Des start-up toutes françaises cette année qui portent des projets d'innovation pour l'industrie automobile au bénéfice des équipementiers de prime abord.
À une époque pas si lointaine, les projets finalistes faisaient valoir des idées dans la mobilité des personnes et des biens, dans la connectivité ou la recharge des voitures électriques. Il faudra retenir que l'innovation automobile en 2026 ne se joue plus uniquement sous le capot, mais dans les algorithmes de conception et la molécule des matériaux. Le tout sur fond d'enjeux de souveraineté, d'efficience énergétique et d'intégration de l'IA générative.
Les finalistes du Prix Pionner ACF
Ce trophée a vocation à mettre en lumière une jeune pousse encore au stade préliminaire de son aventure. En plus d'une inscription d'un an à l'association France AutoTech, le lauréat gagnera 10 000 euros sans contrepartie, l’équivalent d’un budget d’honoraires de 5 000 euros HT offert par Fidal et des prestations délivrées par le pôle Next Move.
En provenance de Grenoble, Sumot se concentre sur l'efficacité des moteurs électriques grâce à une technologie d'onduleur à "surfluxage". Son dispositif permet d'augmenter radicalement la puissance d'un moteur existant (jusqu'à +70 % en pointe) sans en modifier la taille ou la masse.
Installée à Courbevoie et Saclay en Île-de-France, Bloomineral veut transformer le CO2 capté en minéraux solides grâce à un procédé biologique utilisant des macro-algues. Ces "minéraux négatifs en carbone" (carbonates de calcium ultrapurs) servent de substituts aux minéraux de carrière polluants utilisés dans les plastiques automobiles, les peintures ou les batteries.
Originaire de Paris, Iridesense a inventé le premier LiDAR 3D multispectral au monde. Contrairement aux LiDAR classiques qui voient "en noir et blanc" (distance uniquement), celui d'Iridesense utilise un laser capable d'analyser la signature chimique des objets. Il peut ainsi détecter à distance l'humidité d'un sol, le type de matériau (plastique, métal…) ou même la santé d'une plante.
Les finalistes du Grand Prix ACF
Cette catégorie concerne des start-up plus matures dans leur projet d'innovation. Elles cherchent des partenaires pour passer à une échelle industrielle. Elles toucheront 25 000 euros sans contrepartie et diverses prestations de conseils, d'encadrement et de supports médiatiques.
En provenance de Paris, Altrove utilise l'IA et l'apprentissage machine (machine learning) pour accélérer la découverte de nouveaux matériaux. Au lieu de tester des milliers de combinaisons en laboratoire (un processus qui prend normalement des années), leur plateforme prédit les structures moléculaires optimales pour créer des alternatives durables ou plus performantes à des matériaux critiques ou polluants.
Fondée à Toulouse, Cognitive Design Systems est une deeptech qui propose une plateforme de conception assistée par IA. Elle aide les ingénieurs à optimiser des pièces complexes, notamment pour la fabrication additive (impression 3D). Le logiciel automatise les flux de travail et permet de comparer instantanément le coût, le poids et l'empreinte carbone d'une pièce.
À Gif-sur-Yvette (78), Spark Cleantech a développé une technologie de plasma froid pour produire de l'hydrogène décarboné à partir du méthane (pyrolyse du méthane). Contrairement au vaporeformage classique, ce procédé ne rejette pas de CO2. En effet, il sépare le méthane en hydrogène gazeux et en carbone solide (noir de carbone), valorisable industriellement (pneus, batteries).
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