Yann Delabrière, président-directeur général de Faurecia, s’est prêté au jeu des résultats annuels de son groupe, en compagnie de Franck Imbert, directeur financier. Ce dernier a annoncé un chiffre d’affaires total de 17,4 milliards d’euros, en hausse de plus de 7 %. Une bonne nouvelle, 2012 devenant une année record pour l’acquisition de nouveaux contrats, dont plus de la moitié hors Europe. Néanmoins, le résultat net s’écroule à 142 millions d’euros, contre plus de 370 en 2011, soit une baisse de plus de 60 %. Pour résumer, Faurecia a vendu plus, mais gagné moins. Du coup, la marge opérationnelle s’établit à 514 millions d’euros, soit 3 % du chiffre d’affaires total, par rapport aux 4 % de 2011. Bien entendu, c’est le déclin de la production automobile européenne qui impacte lourdement ce chiffre. La dette du groupe s’en ressent invariablement et gonfle de plus de 45 %, à 1,8 milliard d’euros.
Dépenses nécessaires
Côté répartition géographique, sans surprise, l’Europe s’effondre, avec un CA en baisse de 6 %. Faurecia a donc pratiqué des ajustements de coûts directs en 2012, avec près de 83 millions dépensés pour les restructurations en tous genres et se lancera dans la chasse aux coûts indirects en 2013. L’activité européenne en berne est compensée par les très nettes progressions des ventes enregistrées en Asie (+ 24 %) et en Amérique du Nord (+ 41 %). Sur ce dernier marché, on rappelle que la forte progression du CA est à mettre au crédit de nouveaux programmes, qui ont aussi “coûté cher à mettre en place, et ne rapportent pas encore autant qu’ils le devraient ou le pourraient”, comme l’a souligné Yann Delabrière. D’autre part, le rachat de l’usine Ford de Saline, dans le Michigan, contribue au résultat à hauteur de 280 millions d’euros.