"Ce n'est pas le marché qui va nous apporter la croissance, entame Guy Maugis, président de Bosch France. C'est notre dynamisme commercial qui doit permettre de nous rendre plus attractifs et nous faire gagner des parts de marché", poursuit-il. Un préambule très clair pour annoncer que l'année 2013 ne s'est pas déroulée sur un long fleuve tranquille…
En effet, la morosité des principaux marchés de Bosch France a pesé sur les résultats et les objectifs. Pourtant, la filiale France estime avoir sauvé les meubles, en maintenant la (quasi) stabilité sur l'ensemble de ses activités. Bosch France réalise ainsi un CA de 2,3 milliards d'euros, comparable à celui de l'année dernière. Il apparaît toutefois inférieur, en raison d'un changement de mode de calcul, faisant sortir du périmètre les activités des filiales où Bosch n'est pas majoritaire, ce qui est notamment le cas de Bosch Siemens Electroménager et ZF Lenksysteme…
Par activité, l'automobile représente encore le gros des chiffres, et les aménagements des deux usines françaises de Moulins et de Rodez ont permis de séduire de nouveaux clients au plan européen, maintenant la demande sur un marché intérieur en baisse de plus de 5%, cette année encore. En effet, le site de Moulins, qui fabrique des composants pour les systèmes ESP, a vu sa capacité de production augmenter pour suivre les Premium allemands, tandis que Rodez a fait beaucoup d'efforts pour obtenir la production d'injecteurs Diesel, là encore, pour des véhicules Premium. Quant à l'après-vente automobile de Bosch, elle affiche un joli +7% sur un marché baissier là encore de près de 5%.