L'exercice 2014 n'aura pas été le meilleur pour Bosch France, qui paie encore les effets de l'arrêt du photovoltaïque, décidé par le groupe au niveau mondial. Néanmoins, l'équipementier a réalisé un chiffre d'affaires de 2,21 milliards d'euros dans notre pays, qui est aussi le second marché de Bosch après l'Allemagne, et un employeur très important dans l'Hexagone.
Avec le rachat complet de BSH, entendez par là la division détenue jadis en commun avec Siemens, et celui de Robert Bosch Automotive Steering (ex-ZF Lenksysteme), Bosch France comptera même quelque 7700 collaborateurs en France, dont 700 chercheurs et développeurs en R&D, ce qui le conforte dans sa première place d'employeur industriel allemand en France. Un constat non anecdotique, puisque l'équipementier a encore investi en 2014 près de 58 millions en France, affirmant sa volonté de produire en Europe.
Le site de Rodez a ainsi bénéficié de 28 millions d'euros pour une nouvelle ligne de montage d'injecteurs common rail 1.8, et jouira également en 2015 de 24 millions supplémentaires. Dès 2015, l'usine développera la production de buses nouvelle génération et de bougies. En tout, en 2015, ce seront donc 53 millions qui seront injectés sur le marché français. Cela est dû à un effort de tous les jours des équipes et du président France, Guy Maugis, qui défend les "dossiers" France auprès du haut management face aux concurrents des autres sites industriels du groupe.