Ce n'est jamais un exercice simple, ni même agréable, pour un comité de direction, d'avoir à présenter des résultats financiers à des journalistes ou des actionnaires. D'autant qu'ils cherchent toujours la faille dans les chiffres, le bug dans la stratégie… Pourtant, certaines entreprises voient leur tâche facilitée. C'est la cas de Bosch.
Tout d'abord, faut-il le rappeler, Robert Bosch GmbH est une fondation, et ne souffre donc pas d'actionnaires pour se disputer des dividendes ou le pouvoir de contrôle. Par ailleurs, les dirigeants actuels montrent depuis maintenant plusieurs années que leur stratégie tient la route, et la progression des chiffres dans tous les secteurs d'activité incitent au respect.
En 2014, Bosch a réalisé un chiffre d'affaires de 49 milliards d'euros (toujours pas 50), en croissance de 6,3%. Des résultats qui auraient même pu se voir augmentés de 500 millions d'euros sans les effets négatifs de l'euro fort sur une partie de la période. Avec un résultat courant en hausse de 10%, à trois milliards d'euros, la rentabilité du groupe s'affiche à 6,2%. Enfin, le cash flow de Bosch s'élève à 4,86 milliards d'euros, en progression de près d'un milliard sur la période.