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Industrie

Bandag, rechapé pour Bridgestone

Publié le 17 juillet 2014

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Par Frédéric Richard
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4 min de lecture
Le moindre euro épargné sur l’exploitation des pneus poids lourds est gage de rentabilité. Avec sa seconde vie, le pneumatique rechapé participe à ce challenge.
La pose d’une bande de roulement neuve sur une carcasse déjà usagée permet une économie de 70 % de pétrole, 30 % d’émissions de CO2 et 20 kg d’acier.

La qualité du pneu rechapé étant gage de sécurité, seuls les grands groupes procèdent à la rénovation. Bridgestone, pour sa part, assure 19 % de la production de pneus rechapés, en utilisant une technique plus simple pour les ateliers, par pré-vulcanisation. La marque qui réalise ses produits est Bandag, installée en Belgique mais d’origine américaine, que Bridgestone a reprise en 2006.

Le marché du pneu poids lourd est de 900 000 pièces en 2012, un recul très net, amorcé en 2000. Les marges diminuées des transporteurs les incitent à chercher des économies sur l’utilisation des camions. Le pneu rechapé y tient un rôle important. D’un rechapé pour deux pneus neufs vendus en 2000, il n’ y a pratiquement plus qu’un rechapé pour un neuf en 2012 (800 000 rechapés). Le rechapage a donc de l’avenir, et Bridgestone défend son modèle en l’encadrant et en l’organisant.

Un réseau puissant

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