Remarketing : lancement de Carvis pour accompagner les petites flottes

Les TPE-PME peuvent prendre la main sur le remarketing de leurs flottes. Telle est la conviction de Toufik Aboussalama, derrière la création de Carvis. Le projet entrepreneurial aspire à venir prendre position aux côtés des gestionnaires de parcs pour les aider à optimiser la valeur de leurs biens sur le marché des voitures d'occasion.
"Les entreprises les plus modestes ont souvent une vision particulière des voitures. Elles les considèrent comme des machines-outils et non comme un actif valorisable à la revente", a constaté lors de son étude préliminaire l'ancien responsable du remarketing de Lynk & Co Europe.
Carvis concentrera l'essentiel de son activité sur les sociétés détenant moins de vingt véhicules en parc. Ce qui représente déjà un potentiel de plusieurs centaines de milliers de clients, dont environ 5 000 en Île-de-France, fief de Toufik Aboussalama. "Il y a une culture exacerbée de la polyvalence dans les PME, mais le métier d'orchestrateur du remarketing ne s'improvise pas", défendra-t-il cet argument auprès de prospects.
Des listes exclusives pour les acheteurs
La méthode a été validée par des premières missions. Toufik Aboussalama rencontre le gestionnaire de flotte, inspecte les voitures à revendre et détermine la stratégie de prix. La deuxième étape consiste à éditer la liste des offres pour l'adresser à des professionnels de l'automobile pour déclencher des négociations. Carvis gère ensuite une partie des démarches administratives.
"Nous proposons les véhicules en exclusivité pendant 24 à 48 heures à un acheteur identifié. Il peut prendre le temps d'étudier les caractéristiques sans la pression de la concurrence. En échange, nous lui demandons de formuler une offre sérieuse en adéquation avec le prix demandé au départ", explique Toufik Aboussalama. Une méthode qu'il juge profitable à chacune des parties.
Le modèle économique prévoit le versement de commissions pour rétribuer le service de Carvis. Le vendeur comme l'acheteur contribuent à hauteur de quelques centaines d'euros par exemplaire. Le fondateur de l'entreprise, passé par PSA Retail, Europcar, Avis Budget Group ou encore par les maisons d'enchères automobiles Alcopa Auction et Mercier & Cie, va mettre à profit son carnet d'adresses constitué au cours des vingt dernières années pour assurer la performance.
Des collaborations à initier
Il n'entend pas quitter cette forme d'artisanat pour autant. Toufik Aboussalama privilégie le rapport humain direct qu'une logique d'industrialisation mettrait à mal. Raison pour laquelle son objectif 2026 se veut modeste : générer 250 reventes de voitures d'occasion en BtoB pour le compte des flottes. "Ma priorité est d'installer la marque et d'embarquer des commerciaux en freelance dans ce concept. Sous l'entité Carvis, ils délivreront le service partout en France, puis en Belgique", avance le dirigeant.
Des collaborations sont à l'étude. D'abord avec des sociétés de courtage car, si elles savent fournir des véhicules neufs aux gestionnaires de flotte, "rares sont celles qui traitent les reprises ou le remarketing", indique Toufik Aboussalama. "Il y a une complémentarité évidente entre ces activités", insiste-t-il. Aussi, des sociétés comme Macadam ou Trustoo pourraient réaliser les inspections chez les clients déjà connus afin de dégager du temps pour la prospection.
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