JOURNAL DE L’AUTOMOBILE. Pourquoi et quand le groupe a-t-il décidé d’orienter ses ressources et ses moyens en faveur du remarketing des VO ?
FRANCK LEVY. Nous n’avons pas été force de proposition sur ce business, ce sont les constructeurs qui sont venus à nous avec un cahier des charges précis. Les premiers appels d’offres, structurés, remontent à deux ans. Auparavant, non seulement, nous subissions le VO, mais nous n’avions aucune expertise sur cette activité. Depuis maintenant un an et demi, nous adoptons un schéma de reconditionnement industriel. C’est un nouveau métier pour nous, qui nous permet de répondre aux nouveaux besoins et modes de consommation nés du canal Internet.
JA. Quelles sont les principales étapes à prendre en compte dans ce business ?
FL. Cette activité implique un schéma de collecte adapté et spécifique, qui reste très différent du VN, car les véhicules sont récupérés chez les loueurs et les utilisateurs. Elle repose donc sur la création de plateformes et de structures distinctes, et nécessite des compétences techniques multimarques, des services d’approvisionnements en pièces multimarques, de la préparation esthétique, de la prise de photos dans un laboratoire dédié…
JA. Quel est l’enjeu principal pour les acteurs qui font appel à votre expertise ?
FL. L’enjeu pour les constructeurs est de fluidifier les stocks et de répondre aux besoins du réseau. Le plus cher dans la distribution reste le financement des stocks et la surface immobilière. Ils doivent se préparer à des changements de mode de distribution. Nous voyons, par exemple, des marques qui créent des points de vente totalement digitalisés, dans lesquels il n’y a pas une voiture exposée. Néanmoins, il leur faut une base arrière pour stocker leurs véhicules. C’est dans ce cadre que nous pouvons les accompagner. Notre positionnement trouve également toute sa pertinence auprès des groupes de distribution.