Dans les Ardennes, près d’une automobile neuve sur deux sort d’une concession du groupe Novabis. Au cœur de cette même région, la famille Hacquart y est implantée depuis 1926, au travers de la marque Renault. A ses yeux, il y avait donc un certain mouvement naturel à suivre son constructeur lorsque celui-ci a conclu un accord avec Nissan, à l’aube de la décennie, pour devenir l’un des tout premiers concessionnaires de l’Alliance, en France. “Nous avons cru dans les perspectives que cela ouvrait et avons tout de suite contacté le distributeur local de l’époque pour étudier les possibilités”, se souvient Emmanuel Hacquart, le président du groupe. Le 1er mars 2000, la famille Hacquart rentre en possession d’Europe Automobiles, à Charleville-Mézières (08). “Nous avons repris une concession commercialement bonne, mais très mal gérée, qui ne dégageait pas de réelles marges et laissait vivre l’atelier”, raconte-t-il.
Surperformance en pays sinistré
Au cours des trois premières années, Emmanuel Hacquart prend le tempo de Nissan : Les volumes sont bien inférieurs à ce qu’il connaissait jusque-là chez Renault et la marque opère sur un tout autre mode. Il accélère le développement en 2005, en plaçant Bertrand Rota à la direction du site. Collaborateur ambitieux, diplômé de l’école de vente Renault, ce dernier s’inscrit immédiatement à l’Institut du Management de Nissan afin d’acquérir les techniques de gestion.