JOURNAL DE L’AUTOMOBILE. Dans un schéma de distribution automobile de plus en plus empreint de multimarquisme, comment parvient-on à une telle réussite en demeurant mono-constructeur ?
ALAIN DAHER. Je ne me considère pas comme multimarque, même si je travaille Dacia en plus de Renault et possède deux affaires Nissan. Dans ma conception des choses, pour parvenir à réaliser des synergies entre les différentes affaires, il ne faut parler qu’une seule langue, notamment informatique et produit, et n’avoir qu’une seule méthodologie, en dehors du VO, s’entend. A mes débuts, j’opérais pour plusieurs marques et c’était très compliqué. Je ne dis pas que les concessionnaires multimarques sont dans l’erreur, mais il s’agit d’une autre stratégie.
JA. S’il vous fallait déroger à cette règle et investir dans un autre panneau, lequel obtiendrait vos faveurs ?
AD. En complément de mon offre, je miserais sur un Premium, mais je n’en suis même pas sûr compte tenu des investissements réclamés pour les représenter. Toutefois, j’espère bien que le constructeur en lequel j’ai placé ma confiance réglera mon problème de Premium naturellement.
JA. Qu’est-ce qui, selon vous, caractérise les régions bretonne et normande que vous couvrez ?
AD. Ce sont tout d’abord des régions que j’adore, à fortes personnalités. Je n’en suis pas originaire, mais j’y ai élu domicile. Les Bretons et les Normands sont des personnes réfléchies, fiables et fidèles, des qualités que j’apprécie et qui sont intéressantes pour un commerçant.