Modeste, Patrick Périer, le directeur général de la concession éponyme, n’imaginait même pas postuler. Mais finalement… Concessionnaire Honda depuis 1984, il se voit pourtant encore volontiers comme un “gros agent”, au sens noble et artisanal du terme. La simplicité règne dans ce site basé aux portes de Châteauroux, dans la zone commerciale du Forum, devant laquelle passent chaque jour 8 000 véhicules. “Notre philosophie est empruntée au sport, nous évoluons avec un esprit d’équipe et de solidarité”, rapporte Patrick Périer, employeur de 19 salariés. “Il faut que l’univers de l’entreprise influence positivement nos vies privées”, ajoute celui qui accorde tant d’importance au bien-être.
Atypique l’est aussi sa politique de ressources humaines puisque Patrick Périer ne se focalise pas sur le curriculum vitae mais sur le ressenti. Il n’y a qu’à prendre son équipe commerciale, qui se compose de quatre éléments, dont un seul est issu d’une formation à la vente. Ancien comptable, ancien cariste et ancien électricien automobile se côtoient et collaborent. “Toute nouvelle recrue doit être validée par l’équipe, cela garantit l’insertion et l’évolution dans la cohésion”, explique le patron.
Il en résulte de bons scores auprès de la clientèle. Au commerce, le taux de satisfaction atteint 87,5 % et à l’après-vente, il s’élève à 89,4 %. Des chiffres bien meilleurs que la moyenne du réseau, respectivement de 75,3 % et 73,2 %. “Le service après-vente est devenu le service avant-vente, chez nous”. Par ces mots, Patrick Périer entend qu’il a réalisé de la conquête sur ses concurrents, notamment allemands, juste par la qualité de la prestation. En effet, les Honda, souvent la deuxième voiture du foyer, celle de l’épouse, ont reçu un tel traitement que les maris, arrivés en fin de garantie, se sont présentés au comptoir pour entretenir leur berline. “Quelques mois plus tard, nous reprenions leur voiture pour l’achat d’une Accord”, résume le gérant. En 2010, il a cumulé 4 500 OR, une donnée en croissance, pour un montant moyen de 333 euros. L’après-vente ayant généré au total 1 498 502 euros, dont la remise en état des VO et 45 400 euros de traitement de garantie. Alors que les partenaires du réseau de la marque nippone sont en moyenne à 50 %, l’après-vente de la concession couvre à 77 % les frais fixes.