GCA aborde 2026 comme une année "exigeante, mais pleine de promesses"

Chacun devant son écran attendait le discours du président du groupe de distribution. Le 8 janvier 2026, David Gaist avait fixé rendez-vous à l'intégralité des 2 250 collaborateurs de GCA pour leur présenter les chiffres de vente 2025 et les objectifs pour l'année qui débute.
Au terme d'une année très compliquée pour le commerce automobile, le groupe originaire de Cholet (49) a réalisé un chiffre d'affaires de 1,825 milliard d'euros, contre 1,813 milliard d'euros en 2024. Une faible croissance au regard des nombreuses acquisitions de concessions réalisées durant la période.
David Gaist précise que le chiffre d'affaires de Mini a subi une légère contraction du fait du changement de modèle de commercialisation, avec l'entrée en vigueur du contrat d'agent, mais que dans l'absolu, le résultat n'a pas été impacté. À l'échelle de toutes les activités, le groupe a dégagé un résultat de 45 millions d'euros avec un ratio de 2,5 % du CA.
Toyota-Lexus reste le constructeur le plus important pour le groupe GCA. Sa contribution au chiffre d'affaires a été évaluée à 60 %, contre 23 % pour BMW Group France, dont David Gaist vend les voitures et les motos. Hyundai (7,5 %), Kia (6,5 %) et Fiat (1,5 %) font grimper la part du commerce automobile à 98,5 %. Le solde provient des activités tierces, dont la vente de pièces de réparation.
Au-dessus des objectifs
"L'année a été plutôt sympa pour le groupe, a débuté sa prise de parole David Gaist, devant les employés de ses 121 concessions. Tandis que le marché contrarié a terminé à -5 %, vous avez su être meilleurs que les autres en augmentant les ventes de 9 %".
D'une manière générale, tous les directeurs de marques du groupe GCA ont effectivement rendu une copie honorable. Cela commence avec Toyota. Dans l'Hexagone, le premier partenaire de la marque – qui revendique ce statut plus largement à l'échelle européenne – a livré 21 129 voitures, soit 13,9 % de plus que l'objectif initial. À ceci s'ajoutent 812 VN Lexus (contre 885 VN en contrat).
La situation a été plus critique chez Fiat. Alors que l'objectif avait été fixé à 653 immatriculations, seuls 331 VN ont été totalisés. La faute, selon la direction, à une problématique de voitures d'occasion ayant monopolisé les ressources.
Le VO électrique détériore les comptes
Les voitures d'occasion ont coûté cher au groupe. Les directeurs de marque et le président l'ont plusieurs fois souligné durant la convention. Chez Fiat avec les 500, chez Hyundai avec les Kona ou chez Kia avec les Niro, les exemplaires de modèles électriques problématiques se comptent par centaines dans le stock de GCA. Le montant des pertes se chiffre en millions, car le dépositionnement tarifaire avoisine 4 000 euros de moyenne sur certains produits, comme le confie l'un des responsables.
"Nous ne voulons plus faire de buy back de voitures électriques à la place des constructeurs et des captives financières. Depuis la rentrée de janvier, des consignes ont donc été passées en ce sens à toutes les concessions du groupe", a expliqué David Gaist. Comme si son message n'était pas assez clair, il a poursuivi : "La gestion des engagements de reprise est un défi dans la cour des constructeurs. Nous ne pouvons plus perdre d'argent, alors trouvez des solutions pour aider vos distributeurs".
Ceci ne marque pas la rupture avec les constructeurs. Bien au contraire, le président choletais a rappelé aux collaborateurs leurs obligations. "Il faut travailler avec les constructeurs en respectant la chaîne de valeur", a-t-il répété à l'envi. Comprendre que tous les financements, toutes les garanties et toutes les pièces détachées vendus aux clients doivent avoir pour origine le catalogue des marques et des captives. Le prix de la rentabilité, selon lui.
Incursion par le haut dans le monde du PL
Pour le président du septième groupe de distribution en France, selon le dernier classement en date du Journal de l'Automobile, "2026 sera une année exigeante, mais pleine de promesses". De fait, il a appelé ses cadres en points de vente à "toute la rigueur et le professionnalisme" possibles.
Les ambitions ont été communiquées. Le groupe vise 40 980 VN et 30 762 voitures d'occasion en 2026. La branche BMW Group, à titre d'exemple, part sur un objectif à 120 % du total réalisé en 2025. Le président imposera surtout des taux de pénétration de financement de 60 % au VN et de 40 % au VO à tous ses commerciaux. À noter que GCA a remis à plat les méthodes de rémunération et désormais toutes les forces de vente opèrent sur une base homogène.
La principale grande annonce à retenir de cette convention relève du prochain développement du groupe. David Gaist s'apprête à réaliser une opération de croissance externe pour faire une incursion sur le marché des poids lourds. "Un accord a été trouvé et les étapes suivent leur cours. Nous pensons finaliser le dossier le 31 mars prochain", a-t-il rapporté, sans dévoiler le nom de l'entreprise concernée.
Selon les premiers éléments communiqués par le président, il s'agirait d'un distributeur de grande envergure et qui serait le premier partenaire d'une des marques les plus en vue. La géographie concerne le bassin lyonnais, le Sud-Est et le Sud-Ouest, soit des territoires encore inexplorés par GCA.
Un faisceau d'indices qui pointe vers GSVI, le plus gros vendeur tricolore de camions DAF Trucks. Étrangement, la carte de France projetée au début de la convention mentionnait précisément les villes d'implantation du groupe aux 16 concessions PL. Mais disons que cela tient encore de la pure spéculation.
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