Le prix des véhicules, les innovations utiles et les nouveaux modes de financements ne sont pas les seuls leviers sur lesquels peuvent agir les professionnels de l’automobile pour relancer leur industrie (voir Journal de l’Automobile n° 1167). En effet, si “L’Observatoire Cetelem de l’Automobile” indique que le prix reste le critère numéro 1 dans la décision d’achat d’un véhicule en Europe (74 % dans les 8 pays étudiés et 82 % en France), il souligne aussi qu’il y a une réelle attente en matière de distribution sur le Vieux Continent. Les sondés s’y disent prêts à acheter et à payer un véhicule sur Internet à hauteur de 30 % (32 % dans l’Hexagone). “Ce canal de distribution reste rare dans le secteur et il ne concerne quasi exclusivement que des VO”, souligne Christophe Michaëli, le directeur France des marchés automobile, loisirs et plaisance de Cetelem. Aussi, ceux qui décideront de s’y mettre avec du VN pourraient prendre quelques longueurs d’avance sur leurs concurrents, en Europe comme en France. “Le canal Web connaît de fortes croissances depuis plusieurs années et il ne profite toujours pas à l’industrie automobile”, note Flavien Neuvy, le responsable de “L’Observatoire Cetelem de l’Automobile”. Aucun professionnel de l’automobile, sans exception, n’a en tout cas intérêt à le négliger.
Dissociation entre les pièces et la MO
Dans le domaine de l’après-vente, les sondés ont fait savoir qu’ils sont prêts ou quasiment prêts à n’acheter que la main-d’œuvre d’un réparateur s’ils peuvent acquérir des pièces en parallèle, autrement dit sur la Toile. Ils sont sur cette longueur d’onde à hauteur de 79 % en moyenne en Europe et 75 % en France. “Le marché des pièces et accessoires automobiles en ligne a donc de beau jour devant lui”, analyse “L’Observatoire Cetelem de l’Automobile”. Les sites marchands dédiés aux pneumatiques du type allopneus.com, 123pneus.fr, pneusonline.fr ou popgom.fr en sont une très bonne illustration : leur part dans les transactions totales serait passée en peu de temps de 3 % ou 4 % à 7 %. “L’après-vente doit relever le défi du juste coût pour satisfaire un consommateur qui fait davantage ses choix avec la main sur le portefeuille”, conseille “L’Observatoire”.