“J’ai appris auprès de mon beau-père, Claude Bodemer, les ficelles du métier.” L’hommage d’Alain Daher à son prédécesseur à la tête du groupe et son principal actionnaire est sincère, et aujourd’hui encore, il met le plus grand soin à poursuivre l’œuvre du groupe familial, dont il a repris les rênes en 2001, en suivant la même philosophie et en faisant preuve d’un attachement infaillible à son “constructeur”, l’Alliance Renault-Nissan. Un groupe pour qui il compte parmi les piliers car, au-delà de s’être classé 21e au dernier classement des 100 Groupes avec 11 345 véhicules immatriculés en 2012, il revendique une place sur le podium national en nombre de ventes de VN Renault et Dacia cumulés, ainsi qu’en chiffre d’affaires pièces de rechange de la marque au losange.
Pour parvenir à un tel résultat, il a procédé à un repositionnement de la société, à commencer par une ouverture sur la Normandie, l’Orne et la Bretagne. De fait, entre 2000 et 2012, ce sont quelque 18 concessions qui ont intégré le consortium avec, en point d’orgue, la reprise d’affaires Renault du groupe Schuller à Lannion, Morlaix, Quimper et Châteaulin. De cette opération capitalistique, le groupe Bodemer ressort avec le titre honorifique de premier groupe mono-constructeur de France à fin 2012.
Réorganisation autour de l’humain