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Marché européen : le plus bas niveau depuis 1990

Publié le 17 mars 2022

Par Catherine Leroy
3 min de lecture
Les immatriculations de voitures neuves en Europe ont enregistré un niveau historiquement bas durant le mois de février 2022. Plus de 200 000 voitures manquent à l'appel par rapport aux années avant crise Covid.
Le marché allemand est l'un des rares en Europe à avoir progressé en février 2022.
Le marché allemand est l'un des rares en Europe à avoir progressé en février 2022.

Le début de l'année 2022 continue d'être catastrophique pour les ventes de voitures neuves en Europe. Les derniers chiffres publiés par l’ACEA montrent un volume de 719 465 véhicules neufs sur les marchés de l’Union européenne et de 804 028 unités en considérant les pays de l’AELE (Association européenne de libre-échange) et du Royaume-Uni.  Si la baisse n’atteint que 6,7 % par rapport à 2020, l’effondrement est plus grave avec la comparaison d’une série statistique. Les constructeurs ont connu leur pire mois de février depuis le début de la série statistique en 1990.

 

Parmi les principaux marchés, la France et l'Italie ont enregistré des baisses à deux chiffres (-13 % et -22,6 %), tout comme la Belgique et la Pologne (-11,9 % et -11,2 %), tandis que l'Allemagne et l'Espagne ont légèrement rebondi sur un an (+3,2 % et +6,6 %).

 

 

Le marché britannique a poursuivi son redressement après des mois de chute avec +15 %. Gravement pénalisé tout d’abord en 2020 par la pandémie de Covid-19, le marché automobile est resté paralysé en Europe et en Amérique depuis le printemps 2021 par une pénurie de semi-conducteurs.

 

L'ACEA prévoyait un rebond des ventes d'automobiles au deuxième semestre 2022 avec une stabilisation de l'approvisionnement en puces, mais la guerre en Ukraine pourrait doucher cet optimisme à partir du mois de mars. De fait les prévisions de croissance de 7 à 8 % envisagées au début de cette année semblent déjà avoir vécu.

 

 

Du côté des groupes automobiles, Volkswagen a enregistré en février une baisse de 11,5 % de ses ventes sur un an, notamment sur sa marque principale et chez Skoda. Stellantis est encore plus touché (-19,5 %), avec de mauvaises performances pour ses marques Peugeot et Fiat, notamment. Le groupe Renault recule de 4 %, avec -13,6 % pour sa marque principale mais toujours de bonnes ventes chez Dacia.

Hyundai-Kia (+21,3 %) et Toyota (+3,1 %) continuent de traverser la crise plus sereinement, gagnant des parts de marché. BMW se stabilise à -1,5 %, et Mercedes à +1,1 %.

 

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