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Constructeurs

Une filiale de Toyota à nouveau épinglée pour non-conformité de certains véhicules

Publié le 29 janvier 2024

Par Jean-Baptiste Kapela
3 min de lecture
Toyota bloque les livraisons de dix modèles diesel produits par sa filiale Toyota Industries, pour cause d’irrégularités dans la certification de leurs moteurs. Ce nouveau scandale s'ajoute à celui de Daihatsu, une autre filiale du constructeur nippon, qui avait récemment falsifié des tests de sécurité.
Toyota Toyota Industries scandale
Parmi ces véhicules, vendus notamment en Asie, en Europe et au Moyen-Orient, figurent le pick-up Hilux, le 4×4 Land Cruiser 300, les SUV Fortuner et LX500d. ©AdobeStock/Björn Wylezich

Une autre filiale du numéro un mondial de l’automobile concernée par une affaire de tests truqués. Après la suspension de la production de modèles Daihatsu depuis décembre pour une raison similaire, Toyota suspend la livraison de dix modèles de véhicules diesel produits par sa filiale Toyota Industries. En cause, des irrégularités identifiées dans la certification de leurs moteurs.

 

A lire aussi : Daihatsu suspend ses livraisons pour cause de falsifications de tests de sécurité

 

Le groupe a donné les noms de ces dix modèles, mais n'a pas précisé les ventes en volume qu'ils représentent. Parmi ces véhicules imposants, dont certains sont vendus à la fois en Asie, en Europe et au Moyen-Orient (mais aucun en Amérique du Nord) figurent le pick-up Hilux, le 4×4 Land Cruiser 300, les SUV Fortuner et LX500d.

 

En mars 2023, Toyota Industries avait déjà annoncé que des irrégularités avaient été commises dans les certifications relatives aux émissions de ses chariots élévateurs et engins de chantier, l'un de ses cœurs de métier, conduisant à un rappel des produits concernés au Japon.

 

Trois moteurs concernés par des irrégularités

 

Une enquête indépendante a désormais confirmé que trois moteurs diesel produits par Toyota Industries pour l'automobile étaient aussi concernés par des irrégularités du même type. Lors de tests de certification, la puissance des trois moteurs diesel en question a été mesurée par des logiciels différents de ceux utilisés pour leur production en série, de sorte que les valeurs obtenues pour leurs certifications présentaient "moins de variations", explique Toyota dans un communiqué.

 

A lire aussi : Toyota va céder une partie de ses actions Denso

 

Toyota assure en même temps que les moteurs et véhicules concernés "répondent aux normes de performances" et qu'il n'est donc pas nécessaire de cesser de les utiliser. Toyota Industries a cependant décidé lundi 29 janvier 2024 de cesser "temporairement" les expéditions des moteurs concernés, et Toyota celles des modèles équipés de ces moteurs.

 

Des explications détaillées à venir

 

"Nous reconnaissons la gravité du fait que les irrégularités de certification répétées chez TICO (Toyota Industries Corporation, NDLR), après celles chez Daihatsu, ont ébranlé les fondements mêmes de l'entreprise en tant que constructeur automobile", a déclaré Toyota dans son communiqué.

 

Le groupe a promis de fournir des "explications détaillées" aux autorités japonaises sur ce nouveau scandale et assure prendre rapidement des mesures "appropriées". Cette affaire n'a pas empêché l'action Toyota de nettement grimper le 29 janvier 2024 à la Bourse de Tokyo (+3,14 %). Celle de Toyota Industries a en revanche chuté de 4 %. (Avec AFP)

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