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Constructeurs

Renault annonce pouvoir fabriquer 600 drones par mois

Publié le 11 février 2026

Par Christophe Jaussaud
3 min de lecture
Le constructeur a annoncé qu'il pourrait installer, en moins d'un an, une production de 600 drones par mois sur son site du Mans (72). Renault réaffirme également qu'il ne veut pas devenir un acteur de la défense et que cette activité ne doit pas nuire à l'automobile.
Renault production de drones
Renault a annoncé qu'il pouvait installer en moins d'un an une production de 600 drones par mois, notamment sur le site du Mans (72). ©Renault

Il y a quelques semaines, Renault et Turgis Gaillard annonçaient la fabrication de drones. Aujourd'hui, le constructeur français précise un peu les choses.

 

"En moins d'un an, une capacité de production pouvant aller jusqu'à 600 unités par mois pourra être développée", a annoncé Renault.

 

Début février 2026, le délégué général pour l'armement (DGA) Patrick Pailloux avait précisé devant la presse que ce contrat avec Renault et Turgis Gaillard, baptisé Chorus, visait à produire des "munitions téléopérées à longue portée" – autrement dit des drones qui détruisent leur cible en explosant à l'impact.

 

 

Renault fabriquerait la structure du drone sans charge militaire. "Renault Group va produire des drones aériens polyvalents, dont l'emploi final sera décidé par la DGA", déclare le constructeur automobile.

 

"Dans le cas où le drone serait équipé de charges militaires, cette étape interviendrait une fois le drone livré par Renault Group, qui ne sera responsable que de la fabrication de la structure du drone", ajoute le groupe.

 

"En tant qu'industriel automobile, le groupe dispose d'un savoir-faire recherché dans la conception, l'industrialisation et la production en grande série d'objets hautement technologiques, tout en maîtrisant la qualité, les coûts et les délais", a fait valoir Renault.

 

Ne pas nuire à l'automobile

 

La France a "pris un risque" en associant l'industrie automobile à la fabrication de drones, afin de pouvoir produire rapidement et en grande quantité en cas de conflit, avait commenté le délégué général pour l'armement.

 

Mais il avait jugé "hyperintéressant" de travailler avec les ingénieurs de Renault pour concevoir un drone "productible en grande quantité" si besoin, dans des usines automobiles, sachant que la France a failli "rater le virage" vers les drones. D'autres partenariats existent avec des sous-traitants de l'automobile, avait-il ajouté.

 

Le groupe Renault rappelle de son côté qu'il ne "vise pas à devenir un acteur majeur de la défense" et que son engagement dans des projets de défense doit répondre à plusieurs principes : une industrialisation en France, sous l'égide du ministère des Armées, en partenariat avec des industriels européens de la défense, avec des technologies existantes et sans affecter la capacité d'investissement sur l'activité cœur du groupe : l'automobile.

 

L'annonce de ce projet, auquel les salariés devraient participer sur le principe du volontariat selon Renault, a suscité l'opposition des syndicats, la CGT critiquant "une logique guerrière" et une activité pour laquelle les salariés n'ont pas signé. (avec AFP)

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