Porté par les ventes d'électriques en Europe, Renault démarre 2026 en croissance

Renault entame 2026 avec constance. Au premier trimestre 2026, la marque a écoulé près de 400 000 véhicules particuliers et utilitaires (397 602 exactement) dans le monde, en hausse de 2,2 %, pour une part de marché globale de 3,6 %. Une performance jugée "en ligne" avec la trajectoire de 2025 par Ivan Segal, directeur des ventes monde du constructeur.
En Europe, principal marché du groupe, la progression est légèrement supérieure à celle du marché, avec une hausse de 3,8 % des immatriculations à 255 220 unités. Une performance qui permet à Renault de remonter à la deuxième place du classement européen, avec 6,4 % de part de marché.
Sur ce total, 65 700 unités concernent le segment des utilitaires dont les ventes ont progressé de +15 %, le constructeur conforte sa deuxième place en Europe et atteint 14,1 % de part de marché. Le redressement est largement porté par le nouveau Master, désormais pleinement disponible dans ses différentes versions, et leader du segment des grands fourgons.
L’électrification s’impose dans le mix des ventes
La transformation du mix énergétique constitue le principal moteur de croissance. Désormais, plus de 65 % des ventes de voitures particulières du groupe sont électrifiées ce qui, dans le vocabulaire de la marque au losange, comprend les hybrides, hybrides rechargeables et électriques. Ce qui constitue une hausse de 9,9 % des ventes de ces énergies par rapport à 2025.
La dynamique est particulièrement marquée sur le 100 % électrique. Renault revendique une part de marché de 6,3 % en Europe sur ce segment, en croissance de plus de 40 % dans un marché lui-même en forte expansion (+26 %). Le constructeur occupe la deuxième place sur le canal retail électrique et reste leader en France.
Le poids de l’électrique atteint désormais près de 24 % des ventes du groupe en Europe, soit un véhicule sur quatre. Une progression soutenue par la montée en puissance des modèles R5, R4, Mégane et Scénic, auxquels s’ajoute désormais la Twingo E-Tech, tout juste lancée sur plusieurs marchés européens, dont la France, l'Allemagne et l'Italie.
Face à cette accélération dans le 100% électrique, l’hybride conserve un rôle central. Renault reste numéro deux du segment en Europe avec 15,3 % de part de marché, malgré un léger recul des volumes (-3,2 %). Ce mix des ventes permet à la marque d'afficher un niveau d'émission de CO2 proche de 90 g/km, inférieur à l'objectif de 95 g/km fixé par la Commission européenne.
Le lancement de la Clio 6 constitue l’un des faits marquants du trimestre pour Renault. Déjà écoulée à 27 000 unités, elle affiche un mix fortement électrifié, avec près d’un modèle sur deux équipé de la motorisation hybride 160 chevaux. Le modèle s’impose comme numéro un des ventes retail et bénéficie d’un carnet de commandes solide pour les prochains mois.
Plus largement, Renault poursuit sa montée en gamme sur les segments C et D, qui représentent désormais 36,5 % de ses ventes, soutenus notamment par le Scenic et le Symbioz.
Priorité à la valeur
Au-delà des volumes, le groupe insiste sur sa discipline commerciale. "Nous ne cherchons pas la croissance à tout prix", résume Ivan Segal. Renault privilégie le canal de ventes aux particuliers, en croissance de 8,5 %, tout en limitant volontairement son exposition aux loueurs de courte durée, en forte hausse sur le marché européen depuis le début de l'année (+18 %). Le constructeur y affiche au contraire un recul de 3 %, afin de préserver ses valeurs résiduelles.
Selon la marque, celles-ci s'affichent avec un niveau moyen de 54,2 % du prix du neuf qu'Ivan Segal estime six points au-dessus de la moyenne des concurrents. Mais ce dernier reconnaît qu'il faudra encore quelques années avant que les valeurs résiduelles, notamment des modèles électriques, se stabilisent.
Renault privilégie le canal retail, en croissance de 8,5 %, tout en limitant volontairement son exposition aux ventes à courte durée (short-term rental), en forte hausse sur le marché (+18 %). Le constructeur y affiche au contraire un recul de 3 %, afin de préserver ses valeurs résiduelles.
International : stabilité avant accélération
Hors Europe, Renault affiche une performance stable avec 140 050 véhicules vendus. Mais derrière cette stabilité se cachent des dynamiques contrastées. La croissance est particulièrement forte en Inde (+48 %), en Turquie (+12,9 %) ou encore au Maroc (+20 %).
À l’inverse, l’Argentine et la Corée du Sud pèsent sur les résultats. Dans le premier cas, le marché argentin est chute de 4 % et voit arriver les marques chinoises parmi la concurrence. Et en Corée du Sud, la comparaison avec 2025 affiche un effet défavorable à cause du lancement de Grand Koleos en 2025 sans avoir encore les effets du lancement de Filante au début de cette année. D'autres commercialisation comme le nouveau Duster en Inde au le Boreal au Brésil et en Turquie doivent permettre la progression des ventes.
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