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Constructeurs

Les Français recherchent des hybrides

Publié le 14 décembre 2022

Par Gredy Raffin
5 min de lecture
Dans l'édition 2022 de son baromètre des énergies, L'argus observe une augmentation des intentions d'achat en faveur des motorisations hybrides, désormais très recherchées. Grand perdant, le diesel s'effondre au point de passer derrière les voitures électriques.
Les motorisations hybrides récoltent 31 % des intentions d'achat VN/VO en France.

Les voitures dotées de motorisations hybrides ont la côte. Dans l'édition 2022 de son baromètre des énergies, L'argus observe une progression de cette technologie dans les intentions d'achat des Français. Sur un panel de 1 918 propriétaires de véhicules, âgés de 59 ans en moyenne, composé majoritairement d'hommes, 31 % des sondés ont manifesté un intérêt pour les voitures hybrides neuves ou d'occasion (3 points par rapport à l'an passé).

 

Ce qui place cette motorisation en tête de la liste des intentions d'achat. En effet en perdant un point les véhicules dotés d'un moteur essence (ou E85) passent au deuxième rang avec 28 % d'avis favorables. Il y a donc eu un véritable changement au cours des deux dernières années, puisque c'est la première fois que les véhicules 100 % thermiques ne dominent pas le classement.

 

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Dans un contexte sous multiples influences, les véhicules diesel dégringolent. Entre 2021 et 2022, les intentions d'achat sont passées de 21 % à 13 %. Pour mémoire, avant la crise sanitaire, 28 % des Français orientaient leur choix vers cette solution. Désormais, elle se positionne même derrière les voitures électriques.

 

En effet, sur une phase ascendante depuis 2019, les voitures électriques son passé de 10 % d'intentions d'achat à 18 % en 2022. Bien moins convoités, les véhicules à hydrogène (7 %) et à gaz (3 %) devront encore attendre pour espérer une percée dans les commandes.

 

Les moteurs essence se défendent sur le VO

 

Le baromètre va plus loin, en distinguant les intentions selon qu'il s'agit d'une voiture neuve ou d'une voiture d'occasion. En concession, les hybrides dominent alors plus largement le débat. 33 % des visiteurs pousseront la porte avec un attrait pour cette technologie (+ 4 points en un an). Les moteurs thermiques dont ceux à essence (22 % ; -5 points) et ceux diesel (10 % ; -7 points) ont laissé le champ libre aux véhicules électriques (26 % ; + 5 points).

 

Chez les acheteurs de VO, soit les clients majoritaires en France, l'essence continue de défendre son rang (38 % comme l'an passé). Les courbes se croisent en revanche pour les diesel (19 % ; -11 points) et les hybrides (28 % ; +8 points). Compte tenu de la relative faiblesse de l'offre et de l'évolution rapide de la technologie, les VE d'occasion sont cantonnés à 9 % d'intentions (+2 points).

 

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Le baromètre montre cependant quelques nuances. D'abord, il faut noter que les hybrides, neuves ou d'occasion, attirent davantage les propriétaires parcourant moins de 10 000 km par an, avec 38 % des intentions d'achat contre 27 % pour les voitures essence, 18 % pour les électriques et 5 % pour les diesel. A l'inverse, les voitures essence, hybrides et électriques (23 % chacun) sont devancées par le diesel (24 %) lorsque la loi de roulage dépasse 20 000 km à l'année.

 

Quel que soit le territoire, les motorisations hybrides caracolent en tête des intentions. Le baromètre de L'argus crédite cette technologie de 28 % d'intérêt (+5 points) dans les zones rurales et de 37 % (-4 %) dans les métropoles de plus de 40 000 habitants. Là, faut-il le souligner, ce sont les véhicules à hydrogène qui ont gagné en attractivité en 2022 (9 % ; +6 points) pour revenir pratiquement à hauteur des diesel (10 % ; stable).

 

Les hybrides étrangères ont la cote

 

Regardons de plus près les flux de consommateurs. En 2022, les conducteurs de voitures hybrides assurent qu'ils rempileront (62 % ; +17 points). Mais la technologie fait aussi une percée auprès des actuels conducteurs de véhicules diesel, dont 27 % affirment qu'ils migreront au prochain achat. Même constat auprès de 31 % des propriétaires de véhicules essence (-1 %). Ces derniers resteront toutefois majoritairement sur leur actuelle technologie (42 %, -7 points).

 

Cette transition écologie peut représenter une menace pour les marques tricolores. En effet, sur le seul périmètre de nos fleurons nationaux, 26 % des consommateurs (-2 %) considèrent la technologie hybride dans leurs intentions d'achat, contre 27 % (-2 points) pour l'essence. L'électrique (17 % ; +4 points) a dépassé le diesel (16 % ; -9 points).

 

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Mais quand le baromètre sonde les acheteurs sur le périmètre des marques asiatiques, les hybrides attirent alors 58 % des intentions d'achat (+10 %). Une statistique tirée notamment par l'accroissement de l'offre sur le marché des VO et par le renforcement de certaines gammes, comme chez les marques sud-coréennes.

 

Quels sont les segments qui attirent le plus vers l'hybridation ? Sans surprise, celui du SUV où le choix de cette technologie s'impose à 40 % des sondés. Dans une mesure légèrement moindre, c'est également le cas pour les petits SUV et les monospaces. L'essence restant le premier choix des Français sur les petites citadines polyvalentes et les berlines familiales, à chaque fois avec plus de 30 % des intentions. Le diesel, lui, est en disgrâce partout. A l'exception, des monospaces, où la motorisation glane toujours plus de 20 % des intentions.

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