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Constructeurs

GM relève encore ses prévisions pour l'exercice 2026

Publié le 20 octobre 2026

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Par Christophe Jaussaud
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4 min de lecture
Malgré des ventes globales en recul de 5,5 % durant le troisième trimestre 2026, à 670 974 unités, les indicateurs financiers de GM sont meilleurs qu'attendu. Le constructeur a même légèrement revu à la hausse ses prévisions annuelles.
Les ventes des petits SUV de GM, comme le Chevrolet Trax, ont augmenté de 27 % au troisième trimestre 2026. ©Chevrolet

À l'heure où les constructeurs européens alertent sur leurs résultats à venir, General Motors a relevé, une nouvelle fois, une partie de ses prévisions annuelles, après avoir réalisé un troisième trimestre 2026 meilleur qu'attendu, tout en prévenant d'une hausse des coûts d'approvisionnement.

 

"GM réalise de bonnes performances et nous travaillons dur pour maintenir cette dynamique malgré des pressions inflationnistes croissantes, en effectuant des investissements stratégiques dans de nouveaux produits et services et en améliorant la qualité et l'efficacité opérationnelle", a commenté Mary Barra, patronne du groupe, dans une lettre aux actionnaires.

 

Le directeur financier Paul Jacobson, interrogé sur la chaîne CNBC, a chiffré la hausse des coûts depuis deux mois à environ 400 millions de dollars, principalement à cause des prix de l'acier et de l'aluminium, ainsi que des frais logistiques.

 

Un bénéfice net plus que doublé

 

Le constructeur de Détroit a réalisé un chiffre d'affaires de 50,01 milliards de dollars entre juillet et septembre (+2,9 %). Son bénéfice net a plus que doublé à 3,30 milliards de dollars, contre 1,30 milliard sur la même période de l'année précédente. Il y a un an, le groupe avait dû passer une charge de 1,6 milliard de dollars du fait d'un "réalignement" stratégique dans les véhicules électriques.

 

Depuis le second semestre 2025, GM a inscrit dans ses comptes 11,2 milliards de dollars de charges liées à cette motorisation dont les ventes n'ont pas répondu aux attentes et qui ont pâti des décisions de l'administration Trump. Environ un milliard supplémentaire devrait être enregistré au quatrième trimestre, et du reliquat en 2027, a prévenu le groupe.

 

 

Dans ce contexte, le groupe a relevé la fourchette basse de plusieurs objectifs annuels comme le bénéfice net, qui devrait être compris entre 8,9 et 9,5 milliards de dollars (8,4 à 9,8 milliards auparavant).

 

Il a également resserré celui du bénéfice net par action à données comparables entre 12,75 et 13,75 dollars (12 à 14 dollars auparavant), et a rehaussé ses anticipations de liquidités générées par ses activités automobiles à données comparables (entre 11,5 milliards et 12,5 milliards, contre 9,5 à 11,5 milliards auparavant).

 

"Les produits, technologies et services exceptionnels que nous offrons aux clients à travers le monde nous donnent confiance en matière de croissance marquée et de long terme de nos résultats et de génération de liquidités, ainsi qu'en notre capacité à produire du retour sur capital pour nos actionnaires", a assuré Mary Barra.

 

Des marges en hausse de 2,5 points en Amérique du Nord

 

Côté activités, l'entreprise a souligné une amélioration des marges en Amérique du Nord de 2,5 points de pourcentage sur un an à 8,7 %, grâce à des volumes et des mix produits "solides" conjugués à des améliorations de la qualité, a indiqué GM.

 

Son portefeuille de petits SUV (Chevrolet Trax, Buick Envista, etc), qui coûtent moins de 30 000 dollars, a également enregistré ses meilleures ventes trimestrielles avec un bond de 27 %.

 

Tous modèles et toutes marques confondues, le groupe a subi un repli de 5,5 % des ventes au troisième trimestre avec 670 974 véhicules neufs écoulés. Ceci à cause d'un effet de comparaison défavorable par rapport au troisième trimestre 2025, qui avait profité d'achats anticipés de véhicules électriques avant la fin d'un crédit d'impôt fédéral de 7 500 dollars décidée par le président Donald Trump.

 

Le groupe a aussi annoncé l'approbation par son conseil d'administration d'un nouveau plan pluriannuel de rachat d'actions d'un montant de 20 milliards de dollars, après avoir achevé plus tôt celui de six milliards de dollars annoncé en janvier.

 

Avec une enveloppe cumulée de 42,7 milliards de dollars, le nombre d'actions en circulation a diminué de 45 % depuis 2015, afin de "générer de la valeur pour les actionnaires", a justifié Paul Jacobson. Il a également anticipé un quatrième trimestre "en léger recul", comme traditionnellement, mais aussi du fait de la transition due au lancement de nouveaux modèles de pick-up. (avec AFP)

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