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Ghislain Laffite, Volkswagen VU : "Nous réalisons une bonne année 2023"

Publié le 11 octobre 2023

Par Christophe Jaussaud
4 min de lecture
À l'occasion du lancement de la nouvelle génération du pick-up Amarok, Ghislain Laffite, directeur de Volkswagen Véhicules Utilitaires, est revenu sur la belle trajectoire de la marque en 2023 et celle qui se dessine pour 2024.
Ghislain Laffite Volkswagen Véhicules Utilitaires
Ghislain Laffite, directeur de Volkswagen Véhicules Utilitaires. @Volkswagen

"Nous réalisons une bonne année 2023, attaque Ghislain Laffite, directeur de Volkswagen Véhicules Utilitaires. Selon les chiffres de AAA Data, la marque affiche, après neuf mois d'activité, 12 533 immatriculations, soit une progression de 27,4 %. De quoi faire grimper la part de marché à 4,6 % selon la même source. Le marché global est lui en croissance de 6,8 %, à 274 228 immatriculations.

 

Pour l'ensemble de l'exercice, VW VUL vise 18 000 livraisons et espère ensuite franchir la barre des 20 000 produits.

 

"Nous affichons de belles performances sur quasiment tous les segments, explique le directeur. Le Transporter reste la locomotive avec 6 391 immatriculations (+29,9 %). Un best-seller dont l'heure du renouvellement approche. En effet, la production de l'actuel T6 dans l'usine d'Hanovre va se poursuivre jusqu'à mi-2024, avec des cadences soutenues pour assurer la transition.

 

La génération suivante, qui fait partie de l'accord de coopération avec Ford (comme le Caddy et l'Amarok), devrait être dévoilée fin 2024 pour des premières livraisons clients début 2025. Il sera produit en Turquie.

 

La gamme ID.Buzz va s'étoffer

 

Le Crafter réalise également une belle année (2 795 ; +11,3 %). "Nous avons notamment bien performé avec le Crafter roues jumelées qui est passé d'une centaine d'unités l'an dernier à plus de 850 jusqu'ici" souligne Ghislain Laffite.

 

Quant à l'ID.Buzz, Cargo et VP, le démarrage est à l'image du marché du VUL électrique, qui progresse fortement, mais se limite à 7 % du mix global. La marque pense atteindre 1 500 livraisons d'ici la fin de l'année, avec une large domination du modèle VP cinq places.

 

Mais la gamme de l'ID.Buzz va encore s'étoffer dans les mois à venir avec notamment une version sept places VP mais aussi une variante quatre roues motrices (GTX en VP, 4Motion en Cargo). "Nous avons déjà des demandes pour l'ID.Buzz sept places, notamment dans le transport de personnes, mais aussi pour les versions quatre roues motrices dans les régions montagneuses" explique le directeur.

 

Dans ce contexte, le Caddy progresse (1 323 ; +12,8 %) mais bataille pour ce faire une place sur ce segment ultra dominé par les marques françaises. Cela étant, en 2024, la fourgonnette va jouer la carte de l'hybride rechargeable pour se démarquer.

 

L'Amarok à l'épreuve du PLF 2024

 

En cette période de croissance, le nouvel Amarok doit apporter son écho sur un marché du pick-up qui représente environ 10 000 unités en France. Un modèle important, au-delà du volume, car il est par nature un bon contributeur à l'activité des ateliers mais aussi des accessoires.

 

Cependant, le dernier PLF pourrait venir compliquer les choses. En effet, la fiscalité pourrait changer et les pick-up quatre places pourraient être soumis au malus.

 

@Volkswagen

 

L'Amarok, seulement disponible en double cabine quatre places, après une modification réalisée chez Gruau, verra donc son intérêt diminuer si la fiscalité se confirme. Autant dire qu'un malus de 60 000 euros stopperait net la carrière commerciale du pick-up pour les clients "loisirs".

 

Cela étant, Ghislain Laffite tempère : "Nous nous adapterons en fonction des décisions qui seront prises dans les semaines à venir." Le directeur ne s'interdit rien, y compris de faire évoluer la gamme avec pourquoi pas de nouvelles carrosseries. Une version PHEV, comme annoncée sur le Ford Ranger, peut aussi faire partie des solutions dans un avenir plus lointain.

 

Des exemptions vont rester

 

Dans le pire des cas, le marché ne sera pas réduit à néant car le pick-up continuera d'intéresser certaines professions, comme les exploitants de remontées mécaniques, les sociétés forestières, etc. Des clients qui peuvent représenter jusqu'à 70 % des ventes aux professionnels, qui elles-mêmes pèsent plus de 60 % des ventes du modèle.

 

Les 2 032 immatriculations de 2018, la meilleure année de l'Amarok en France, devraient rester un souvenir. Le directeur escomptait 1 000 unités pour 2024… avant le PLF. Difficile aujourd'hui de faire une quelconque estimation sans connaître le contexte fiscal définitif.

 

Moins de complexité

 

D'une manière générale, la performance globale de VW VUL s'explique aussi par une amélioration des disponibilités des produits. En effet, les cadences de production ont retrouvé de bons niveaux après les perturbations post-Covid et liées aux semi-conducteurs.

 

Pour gagner en efficacité et réduire la complexité le constructeur a drastiquement réduit les versions au catalogue. "En 2019 nous proposions 800 combinaisons, se souvient le directeur, aujourd'hui nous en sommes à 179 !"

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