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L’automobile et les Français : une histoire d’amour contrariée

Publié le 27 octobre 2021

Par Christophe Bourgeois
3 min de lecture
A l’occasion de la Journée de la filière automobile organisée par la PFA, le cabinet d’analyse No Com a compilé plusieurs études qui dévoilent une relation très contrastée entre les Français et l’automobile.
Les Français aiment leur voiture mais aimeraient aussi prendre plus les transports en commun.
Les Français aiment leur voiture mais aimeraient aussi prendre plus les transports en commun.

Les français sont-ils schizophrènes avec la voiture ? C’est ce qui semble ressortir d’une étude réalisée par le cabinet de consulting No Com.  Intitulée "L’automobile à l’épreuve d’une opinion tourmentée", cette analyse dévoilée à l’occasion de la Journée de la filière automobile, organisée par la PFA, a regroupé plusieurs enquêtes d’opinion publiées depuis les trois dernières années. Et les résultats sont assez surprenants, pour ne pas dire contradictoires.

 

Si 93 % des Français pensent que la défense de l’environnement est un sujet important et 68 % prendront en compte les propositions des candidats à l'élection présidentielle sur les sujets écologiques, les ventes de SUV, qui par nature, consomment plus qu’une berline à segment équivalent, ont doublé en 2014 et 2021. Leurs ventes sont en effet passées de 400 000 à 800 000 unités, tous segments confondus, pour représenter une part de marché de plus de 40 %.

 

La voiture comme cocon de protection

 

En outre, la pandémie semble avoir renforcé cette relation paradoxale qu’ont les Français avec l’automobile. 76 % d’entre eux se sentent protégés dans l’habitacle de leur voiture et 48 % estiment que la voiture a encore plus de légitimité sur le thème de la sécurité, depuis la pandémie. Cette sensation de cocon, de sécurité, se voit dans les usages. Cet été, 62 % des sondés sont en effet partis en vacances en voiture. C’est 8 % de plus par rapport à 2018, date de la précédente enquête analysée pour cette thématique. Surtout, 90 % d’entre eux estiment que l’automobile est un vecteur de liberté.

 

Pour autant, la même proportion souhaite réduire l’impact environnemental de leurs déplacements. 69 % des Français interrogés sont prêts à moins utiliser leur voiture pour se déplacer et 34 % ont même réduit ou stoppé son usage pour ces raisons. Et lorsqu’ils sont dans l’acte d’achat, 67 % d’entre eux opteraient pour un modèle hybride ou électrique. Surtout, ils sont 50 % à prendre en compte l’impact environnemental de la voiture.

 

La voiture propre encore trop chère

 

Mais, là encore, les choses ne sont pas aussi simples. 68 % d’entre eux considèrent que ces modèles sont trop chers ; 57 % estiment être mal informés sur les solutions financières (bonus, aides à l’achat, etc.) et 52 % ont des interrogations sur les solutions de recharge.

 

Quant à la place de la voiture en ville, à l’heure de la mise en place des ZFE et des politiques sur les mobilités urbaines,  63 % des Français souhaitent que la place de la voiture soit réduite dans les villes et 79 % aimeraient pouvoir prendre davantage les transports en commun. Mais lorsque les sondés n’habitent pas en ville, ils sont 83 % à estimer que sans voiture, ils seraient isolés et ils ne pourraient se rendre à leur activités (travail, loisirs, vie quotidienne, etc. ).

 

Enfin, sur des thématiques plus subjectives, 51 % des sondés pensent que le voiture est un bien qui fait rêver, 71 % associent voiture et plaisir et 50 % déclarent de l’intérêt pour la voiture.

 

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