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Les besoins de mobilité de demain ne seront pas satisfaits sans voiture mais avec une voiture partagée

Publié le 17 septembre 2021

Par Gredy Raffin
5 min de lecture
TRIBUNE - La tenue de la Semaine européenne de la mobilité et de la Journée mondiale sans voiture (16 et 22 septembre 2021) invitent Jean-Claude Puerto, le PDG d'Ucar, à rappeler sa vision d'une mobilité réinventée autour du partage. Les contraintes font émerger des opportunités. 
Jean-claude Puerto, président-fondateur de Ucar.
Jean-claude Puerto, président-fondateur de Ucar.

Nous sommes dans l’urgence de trouver des solutions pour réduire notre impact carbone, désenclaver nos routes au quotidien, tout en rendant un meilleur service pour les besoins de mobilité de chacun. La journée sans voiture au sein de la semaine européenne de la mobilité que nous soutenons, est une initiative qui permet de laisser la voiture au garage, de privilégier d’autres modes de transports, et aux villes de respirer. C’est surtout une formidable occasion de sensibiliser et de communiquer. Cela permet à chacun de se poser les bonnes questions sur les conditions d’usage de la voiture dans sa vie quotidienne et privée, pour se rendre au travail ou pour ses vacances par exemple.

 

Les solutions se trouveront collectivement par une prise de conscience individuelle

 

Rappelons qu’en moyenne une voiture est utilisée 5% de son temps, qu’elle occupe en moyenne 10m2 au sol dans des espaces urbains saturés, qu’elle représente un budget mensuel de plus de 10% des revenus du foyer quand 58% des Français minimise au minimum par 2 le budget réel de leur voiture. Ce parc qui s'accroît constamment (40 Millions de véhicules en 2020 vs 33 Millions en 2000) et ne cesse de vieillir (ancienneté de 11 ans en moyenne) démontre bien l’impasse du développement actuel. Malgré un effort et un développement parfois important des offres différenciées de mobilités : transports en commun qui se multiplient, vélo en libre-service, trottinettes électriques… ces dernières ne peuvent répondre à l'ensemble des demandes des usagers sur l’ensemble des territoires bien naturellement. C’est donc par une approche locale, en proximité qu’il sera possible de développer le mix de solutions le plus adéquat pour les besoins de chacun et les attentes de la collectivité.

 

Les grandes villes sont concernées comme les zones rurales

 

 Avec l'avènement des Zones à Faibles Émissions (ZFE), et la fin des véhicules à moteurs thermiques à l’horizon 2035 au profit des voitures hybrides et électriques ; conserver son ancien véhicule et circuler de manière générale va devenir un casse-tête pour une grande majorité des Français. Ce ne sont pas moins de 12 à 15 millions de voitures qui vont être interdites à la circulation dans les années à venir. Comment demain les foyers concernés pourront-ils effectuer les 200 milliards de kilomètres effectués par ces mêmes voitures ? En partie probablement avec des moyens de mobilité alternative que nous avons cités précédemment pour 50 milliards de kilomètres tout au plus, par le renouvellement du parc avec de nouvelles voitures neuves électriques…mais qui va pouvoir se les payer ? La solution doit absolument nous amener à revoir notre rapport à la voiture pour accepter de passer d’une acquisition et d’un usage individuel et individualiste à un partage automobile généralisé.

 

Passons à l’acte : Faisons de nos voitures le 1er des moyens de transports partagés

 

La solution du partage automobile qui m’est apparue depuis longtemps et qui me paraissait simple, a encore un long chemin à parcourir dans l’esprit des Français pour peser dans cette impérieuse transformation. Si nous sommes déjà nombreux à être capable de louer nos appartements et maisons à des inconnus pour un revenu complémentaire ; ce comportement est loin d’être aussi développé lorsqu’il s’agit de nos voitures. Les freins, les inquiétudes, les doutes, les a priori sont encore nombreux à désamorcer avec cet objet du désir encore si fortement lié et ancré dans nos vies intimes et personnelles.

 

C’est donc là tout l’objet de notre action en tant que loueur de véhicules et acteur des mobilités actuelles et à venir. Nous avons déjà la capacité de proposer des solutions de partages rémunérées et sécurisées à nos clients et dans les mois et années à venir, notre priorité sera de mettre nos savoir-faire et nos moyens en œuvre afin d’accompagner fortement cette transition des usages. Elle passera par de l’accompagnement, de la pédagogie, de nouvelles solutions mais aussi par une mise à nu et sans concession des risques à ne pas changer de voie et de comportement. Il faut bien comprendre que ceci n’est plus une option ou une vision, mais un impératif pour réduire et rajeunir notre parc automobile et il ne faut surtout pas imaginer que c’est la voiture électrique qui va tout résoudre… loin s’en faut !

 

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Cette pression croissante des injonctions environnementales et légales n’est pas une fatalité mais une formidable opportunité ! Ne la laissons pas passer, ne laissons pas les seules lois dicter nos règles de conduite et redonnons collectivement à la voiture une place en harmonie avec notre société et nos modes de vie par un usage raisonné. Avec le partage nous avons la capacité de répondre parfaitement aux besoins de mobilités croissants mais aussi de natures multiples et changeantes de très nombreux foyers. Pas tous mais suffisamment pour changer la donne. C’est en gagnant la confiance des consommateurs et des propriétaires particuliers que le partage automobile prendra toute sa place dans la révolution des usages. Alors encore bravo et tout notre soutien à cette semaine de la mobilité. Et profitons de la journée sans voiture (et sans location de voiture chez Ucar) pour nous interroger et partager des idées, des solutions. Elles sont toutes les bienvenues chez Ucar.

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