Design, bonne expérience dans la marque et prix. Voici le top 3 des critères qui rentrent en ligne de compte lors de l’achat d’un véhicule. La connectivité et plus globalement l’électronique embarquée ne pèsent pas, encore, dans la décision, mais représentent un point d’entrée pour le client. Dernièrement, on a pu voir sur le petit écran le dernier Nissan Note se défendant des “dangers” de la ville grâce à son Safety Shield (bouclier de sécurité) ou encore une cascadeuse testant le système de Ford pour se garer automatiquement.
“L’électronique embarquée représente un argument supplémentaire à l’achat, estime Thierry Gennetay, directeur marketing GM France. Par exemple, aujourd’hui, il faut être connecté, surtout pour toucher la clientèle professionnelle. Autre exemple, dans la publicité de l’Opel Adam, nous mettons en avant que le véhicule dispose de la reconnaissance vocale Siri. C’est un argument fort. Plus que l’électronique embarquée, l’innovation, globalement, fait vendre.”
Même son de cloche chez Seat, qui estime également que les attentes des automobilistes ont changé. “Aujourd’hui, il y a des technologies que les automobilistes considèrent comme obligatoires, à savoir le Bluetooth ou encore la radio, explique David Gendry, directeur marketing Seat France. Après, il y a les équipements “Nice to have”, comme le Lane Assist ou encore les suspensions pilotées. Et demain, d’autres systèmes deviendront des prérequis, comme la navigation. Mais, pour vendre de l’électronique embarquée, il faut réaliser un énorme travail de pédagogie. Certaines technologies se révèlent très anciennes, comme l’ESP, mais ne sont toujours pas très bien comprises. Elles se trouvent noyées sous des acronymes et le bénéfice client ne ressort pas. Il faut les comprendre pour les valoriser et les faire payer.”