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Industrie

L'horizon s'assombrit pour la fonderie SAM

Publié le 24 novembre 2021

Par Christophe Jaussaud
2 min de lecture
Faute de repreneur crédible, selon Bruno Le Maire, l'avenir de la fonderie SAM reste incertain. Le ministre de l'Economie appelle Renault, seul client de l'entreprise, à être exemplaire dans le reclassement des salariés.
La fonderie SAM a notamment produit des carters pour la Clio E-Tech Hybrid © Jean-Brice LEMAL - Planimonteur
La fonderie SAM a notamment produit des carters pour la Clio E-Tech Hybrid © Jean-Brice LEMAL - Planimonteur

"Il n'y a pas d'offre crédible pour la reprise de SAM", a constaté, mercredi 24 novembre 2021, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire qui appelle Renault, grand donneur d'ordre du site aveyronnais, à être "exemplaire" dans l'accompagnement des salariés.

 

"On s'est battu comme pour chaque site industriel" et "s'il y avait aujourd'hui une offre de reprise qui soit vraiment solide (...) nous l'aurions imposée d'une manière ou d'une autre, ça n'est pas le cas", a assuré le ministre sur Franceinfo, au lendemain du refus de Renault de soutenir le projet de reprise de la fonderie aveyronnaise, qui emploie 350 salariés.

 

Renault, auquel le tribunal de commerce de Toulouse avait donné jusqu'à mercredi pour se prononcer, a jugé que le projet de reprise examiné "ne présente pas les conditions de pérennité et de sécurité nécessaires". Le tribunal décidera vendredi d'une éventuelle liquidation judiciaire.

 

"Moi ce que j'attends de Renault comme actionnaire de Renault, c'est un comportement exemplaire vis-à-vis des salariés, parce que pour le bassin d'emploi de Decazeville c'est dur, pour les salariés de la SAM, c'est extrêmement dur", a affirmé Bruno Le Maire.

 

A lire aussi : Les fonderies françaises à la recherche d'un avenir

 

"Ça veut dire des reclassements, ça veut dire de l'accompagnement, ça veut dire de la formation, ça veut dire que Renault qui a des dizaines d'autres sites de production doit accompagner chaque salarié pour qu'il retrouve un emploi et une porte de sortie qui soit digne", a-t-il ajouté. Dans son communiqué du 23 novembre, Renault avait assuré qu'il poursuivrait "le dialogue avec les salariés de SAM afin de leur proposer des solutions alternatives d'emploi au sein du Renault Group".

 

Reprise en 2017 par le groupe chinois Jinjiang, la Société aveyronnaise de métallurgie, installée à Viviez sur les hauteurs de Decazeville, avait été placée en redressement judiciaire le 10 décembre 2019, puis, le 16 septembre 2021, en liquidation judiciaire avec prolongation d'activité jusqu'au 10 décembre.

 

Après avoir déposé une première offre en juillet, le chef d'entreprise Patrick Bellity avait adressé jeudi dernier une lettre d'intention en vue de la reprise de cette fonderie, un courrier accompagné de lettres de soutien de l'État et de la région Occitanie. Mais il fallait également que Renault, dernier client, s'engage sur "un plan de charge défini" avant mercredi, selon la région. (avec AFP)

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