On aurait tendance à l'oublier mais, dans le domaine des logiciels et systèmes embarqués, et des processus associés, la France compte parmi les leaders mondiaux en termes de recherche et développement. Aujourd'hui, ces systèmes représentent 20 % du prix d'un véhicule et pourraient s'adjuger une part de 30 % d'ici à 2015. C'est pour sensibiliser le public à cette perspective que le CEA List a tenu à organiser une table ronde, le 24 septembre à Paris.
Le centre de recherche a fait jouer son carnet d'adresses et ce sont des Renault, Valeo et Delphi qui se sont retrouvés sur scène pour évoquer les questions stratégiques, la compétitivité ou les intéractions entre constructeurs, équipementiers et PME innovantes, alors que l'automobile ne représente finalement que 8 % de la production mondiale, loin derrière l'informatique (25 %) et les télécoms (21 %).
En filigrane des échanges, il était question de standardisation, notamment de la plateforme AutoSAR et de son intégration progressive dans la méthode de travail des ingénieurs. La problématique de la sûreté des systèmes a été soulevée : "Les exigences de l'industrie automobile se rapprochent de plus en plus de celles de l'industrie aéronautique", se sont accordés à dire les experts, en évoquant les niveaux de défaillance acceptables, l'intégration des logiciels et systèmes et la maîtrise des coûts.