Les nouvelles formes de mobilité ont plutôt le vent en poupe ces dernières années. Elles risquent toutefois de déstabiliser toute la filière automobile française, révèle une étude réalisée par la société Tech2Market et le Groupe d'étude et de recherche permanent sur l'industrie et les salariés de l'automobile (Gerpisa). Cette étude a été effectuée pour le compte du Pôle interministériel de prospective et d'anticipation des mutations économiques (Pipame).
Il en ressort que le développement de l'autopartage et du covoiturage a de fortes chances, non seulement d'entraîner une diminution importante du parc automobile français, mais aussi d'être synonyme de pertes d'emplois et de baisse de chiffre d'affaires significative pour l'ensemble du secteur, et ce, quel que soit le scénario envisagé (nouvelles mobilités portées surtout par le couple pouvoirs publics/transports publics, nouvelles mobilités portées de façon plus homogène par l'ensemble des acteurs et, enfin, nouvelles mobilités portées pour l'essentiel par les nouveaux entrants et leurs plates-formes de mises en relation).
Selon les scenarii envisagés, la diminution du parc automobile pourra aller de 4,2 (scénario3) à 10,1 millions de véhicules (scénario2). Les pertes d'emplois dans le secteur pourront aller quant à elles de 19918 postes (scénario3) à 62986 postes (scénario2), le manque à gagner dans le secteur pouvant osciller, lui, dans une fourchette allant de 11,155 millions d'euros (scénario3) à 62,986 millions d'euros (scénario2).