JOURNAL DE L’AUTOMOBILE. Vous répétez souvent que vous n’aimez pas être sous les feux de la rampe, ce ne sera pas le cas cette fois… Que vous inspire cette distinction ?
ALAIN DAHER. Un peu de surprise, un peu de gêne aussi, mais je dois reconnaître que je suis fier, cela fait plaisir et j’ai une pensée pour Claude Bodemer qui n’a pu nous accompagner pour recevoir cette distinction, mais également pour les représentants des marques et évidemment les cadres du groupe Bodemer qui m’aident à développer le groupe tous les jours.
JA. Dans un schéma de distribution automobile où le multimarquisme est quasiment la règle, comment parvient-on à une telle réussite en restant mono-constructeur ?
AD. Je suis resté multimarque pendant des années, cependant j’ai trouvé cela compliqué et j’avais besoin de ne parler qu’une seule langue, de ne travailler qu’avec un seul process, un seul système, et de trouver des synergies que je n’avais pas avec le multimarquisme. Je ne prétends pas avoir raison, mais c’est une stratégie qui nous convient.
JA. Vous connaissez une actualité brûlante avec les trois marques que vous représentez. Comment anticipez-vous votre business dans les deux ans à venir avec un tel programme ?
AD. Cela prouve que le choix d’être mono-constructeur me donne raison au vu du planning chargé ! Nous avons, il est vrai, traversé des périodes compliquées, mais je le répète sans cesse à mes collaborateurs, de belles années nous attendent encore !