Dans son bureau qui surplombe son hall d’exposition, le maître des lieux est omniscient. Un œil sur le showroom, l’autre sur le témoignage de reconnaissance de Louis Renault pour l’engagement familial dans la firme boulonnaise qui orne son mur, Michel Isnardon résume à lui seul l’esprit de Renault Gardanne. “Je suis né ici. J’ai 55 ans, c’est cinquante-cinq ans d’expérience Renault”, insiste-t-il. Directeur général, chef des ventes VN, chef des ventes VO… le patron cumule les missions avec autant de rigueur que de bonhomie. Promenant sa silhouette pleine d’entrain dans tous les services, une attention pour chacun au passage, Michel Isnardon distille sa vision du commerce à toutes ses ouailles. Servir le client. L’accompagner. Lui trouver des solutions. Ne pas lui en imposer. Quel que soit le métier, le leitmotiv est le même. Faire le job en transmettant cette idée de la relation client et la passion automobile qui anime les équipes. La recette n’est pas nouvelle, mais elle fonctionne. De surcroît, elle paye. “Nous marchons beaucoup à la prime. Nous aimons avoir des objectifs et les remplir. Quelle que soit l’activité. Nous nous battons sur tous les métiers”, reconnaît le directeur.
Des performances commerciales au-dessus de la moyenne
Côté commerce, difficile de rivaliser. L’an dernier, la concession a livré 1 030 VN, dont 778 Renault et 252 Dacia. Avec Renault, le site s’est ainsi adjugé une pénétration locale VP-VU de 26,6 %, cinq points au-dessus de la moyenne nationale et 6,8 points au-dessus de la moyenne de la direction régionale. Des résultats d’autant plus honorables qu’à 10 km de là, officie la plus importante affaire de la direction régionale, celle de Philippe Dubrou, à Aix-en-Provence. Des résultats qui prennent encore plus de relief quand on sait qu’une large majorité des ventes se concrétise à particuliers. L’an dernier, 35 % des ventes VN du site ont été réalisées, en effet, auprès d’entreprises. C’est peu dans le réseau Renault. “Les grandes entreprises sont davantage sur les pôles de Marseille, Marignane, voire Aix-en-Provence. Pas ici”, explique Michel Isnardon.