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Distribution

Peugeot Suzuki à Nîmes

Publié le 8 novembre 2012

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Par Tanguy Merrien
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9 min de lecture
Distributeur Peugeot depuis 1931 à Nîmes, puis Suzuki depuis plus récemment, les Grands Garages du Gard sont une véritable institution dans la ville gardoise. Les résultats du site et la volonté d’Olivier Varlez, son dirigeant, en font un exemple pour tous les acteurs automobiles locaux, voire régionaux. Son atout ? Veiller à ce que tous les secteurs d’activité croissent parallèlement.
Olivier Varlez, directeur des Grands Garages du Gard et directeur général du groupe les Grands Garages du Sud.

La présence de la concession Peugeot-Suzuki de Nîmes, Les Grands Garages du Gard, parmi les trois finalistes à l’élection de la Concession de l’Année du Journal de l’Automobile ne peut susciter aucune contestation. Au regard de l’évolution du groupe, les Grands Garages du Sud de la famille Gautier, c’est la réussite de toute l’entité qui mérite d’être couronnée. En effet, en l’espace de cinq ans, le groupe a plus que doublé ses implantations. Tout a démarré en amont, en 2005, avec le rachat de l’affaire Suzuki de Nîmes. Une première reprise qui en appelait d’autres. Deux ans plus tard, donc, le groupe Gautier actait la reprise du site Peugeot d’Arles (13), puis de celui de Saint-Martin-de-Crau, dans le même département, avant de faire main basse en 2010 sur l’affaire Peugeot d’Alès (30). Nouveau coup d’accélérateur en 2011, quand Olivier Varlez, à l’origine de tous ces développements depuis son arrivée en tant que directeur général du groupe, signait les reprises du site Citroën de Meyrueis (48) et de la concession Peugeot Citroën de Mende (48). “C’est vrai qu’en un court laps de temps, le groupe a changé de dimension au vu de son développement puisque nous couvrons désormais un large territoire, mais qui reste géographiquement concentré”, résume Olivier Varlez. Néanmoins, la perle du groupe et porte-drapeau de cette réussite reste la concession Peugeot-Suzuki de Nîmes. Véritable vaisseau amiral idéalement situé dans la ville gardoise sur un axe où des centaines de véhicules passent chaque jour. Difficile de manquer le site quand on est de la région. D’une part, parce que la marque Peugeot est étroitement liée à la ville de Nîmes où elle y est distribuée depuis 1931 par les “Grands Garages”, comme l’appellent les Nîmois, et d’autre part au regard de sa dimension : entièrement aux normes du lion depuis 2009, la concession s’étend sur 28 000 m2, dont 7 800 m2 couverts, et emploie 160 personnes. Une véritable ville dans la ville.

Des parts de marché locales éblouissantes

Mais c’est par ses performances que le site impressionne. En 2011, la concession a commercialisé 3 580 VN, dont 3 393 VN Peugeot, et 2 918 VO pour un chiffre d’affaires de 94,5 millions d’euros. Et c’est surtout la pénétration de la marque Peugeot à Nîmes qui surperforme. En effet, le lion atteint une part de marché de 17,72 % dans la ville gardoise, contre une moyenne nationale réseau de 15,31 % et une pénétration de 14,87 % pour la direction régionale Sud-Est ! Bien que plus modestes, les performances avec la marque Suzuki n’en sont pas moins satisfaisantes : les GGG atteignent une part de marché locale de 1,31 %, contre 0,8 % pour l’ensemble de l’Hexagone. Une marque nipponne d’ailleurs juxtaposée au site Peugeot Blue Box “pour réaliser du volume additionnel”, contre l’avis même du constructeur français. Un avis qu’Olivier Varlez n’a pas suivi. D’une part, parce que, pour le dirigeant, “les deux marques ne sont pas concurrentes” et, d’autre part, parce que ses résultats parlent pour lui. En 2011, ses équipes n’ont pas seulement atteint les objectifs fixés par Peugeot, ils les ont tout simplement dépassés : la concession affiche une moyenne IPC (objectifs fixés par le concédant) de 105 % sur 2011 avec une pointe à 107 % au dernier trimestre. “Il n’y a pas de stratégie autre que celle de rechercher les volumes qui permettent d’amortir les structures. Notre but est donc d’aller chercher ces volumes, la performance en découle ainsi que la réalisation de nos objectifs qu’il nous arrive de dépasser”, explique Olivier Varlez. Modeste, le dirigeant ? Sans doute, mais surtout brillant gestionnaire.

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