Journal de l’Automobile. Quel bilan tirez-vous de l’activité occasion du réseau en 2010 ?
Christophe Durand. Le réseau s’en est pas mal sorti l’an passé avec des volumes de vente relativement stables par rapport à 2009. Les résultats d’exploitation ont été confortés avec des marges VO pratiquement deux fois supérieures à 2009. Cette progression résulte d’un travail de réduction des stocks et des frais qui a démarré fin 2008 et qui s’est poursuivi ces deux dernières années.
JA. Quelles sont vos ambitions et perspectives pour 2011 ?
CD. Nous prévoyons un marché des véhicules d’occasion de moins de cinq ans en progression de 3 % à fin décembre. La profitabilité VO du réseau devrait augmenter cette année. A ce jour, nous affichons un taux de reprises sur vente VN qui est très faible, conséquence de l’instauration de la prime à la casse.
Nous avons conclu l’exercice 2010 avec un taux de 50 %, incluant la reprise de véhicules destinés à la casse. Notre souhait est que le réseau retrouve, cette année, la capacité de reprendre des voitures afin que Renault affiche une pénétration de 24 à 25 % sur le segment des voitures de moins de 5 ans. En 2011, nous souhaitons conserver un taux de reprise de 25 %.
JA. Comment les accompagnez-vous dans cette démarche ?
CD. Cela passe par la formation des corps de vente. Nous inscrivons ainsi les distributeurs dans un cursus de formation à la reprise. Nous mettons également à leur disposition des outils de cotation ainsi que des outils d’aide à la reprise. A partir du 14 février, nous intégrerons directement sur Renault.fr la cote Argus pour le VN et le VO.