JOURNAL DE L’AUTOMOBILE. Un peu plus d’un an après votre arrivée sur le marché, quel bilan tirez-vous de votre activité ?
JEAN-FRANÇOIS MARECHAL. Le bilan est positif par rapport à la situation diagnostiquée et envisagée par le groupe. Nous sommes en avance sur notre plan de marche car certaines acquisitions se sont concrétisées plus rapidement que prévu. La performance est très disparate selon les sites repris, les derniers offrant beaucoup de potentiel, mais au global nous enregistrons une croissance très significative, à deux chiffres, en ligne avec nos objectifs. Nous devrions commercialiser 30 000 voitures en 2012.
JA. Ces rachats ont-ils fait l’objet de restructurations ou de changements dans les mois qui ont suivi ?
JFM. Nous avons apporté des modifications sur l’organisation, les procédures de préparation des véhicules, mais la typologie de la clientèle n’a pas été inversée, et il n’y avait pas de raison qu’elle le soit.
JA. Quelle est aujourd’hui la logique qui préside à votre développement ?
JFM. Le secteur hexagonal des ventes aux enchères est arrivé à la fin d’un cycle et l’arrivée du groupe Alcopa a servi de catalyseur. Dans un environnement économique complexe, ces acteurs ont manifesté leur souhait de pérenniser leurs activités. Notre but n’est pas d’acheter pour acheter, mais de répondre à un besoin du marché et d’apporter la plus grande satisfaction à nos clients ainsi que de la performance. Nous poursuivrons notre développement à condition que cela ait un sens pour l’entreprise et participe à sa performance. Dans un second temps, si nous observons des trous dans notre déploiement, nous pourrions nous s’inscrire dans une logique territoriale. Nous sommes prêts à étudier toutes les possibilités.