Arrivée discrètement en fin d'année dernière sur le marché de la cotation avec une solution et une approche innovantes, fruit de plusieurs années de réflexion, la société Ootoo s'est rapidement heurtée à certaines barrières. Sur un marché qu'elle juge "fermé à la concurrence", l'entité fondée par Philippe Delafaite a décidé d'employer la manière forte pour faire sa place sur ce secteur et bousculer le paysage.
"Dans le développement de notre « plateforme » de cotation multicotes, nous avions prévu d'intégrer les principaux coteurs du marché automobile. Aussi, nous avions motorisé notre solution avec le référentiel de L'Argus, via un contrat qui permettait d'accéder à cette cote. Notre proposition a séduit le marché. Et fin avril, alors que nous allions entamer notre déploiement auprès de certains groupes de distribution, L'Argus nous a coupé ses accès. Nous avions alors deux solutions : soit dénaturer notre offre et attaquer le marché en nous appuyant sur notre cote et celle d'un autre acteur moins dominant, soit exiger du « coteur dominant » qu'il nous rebranche les tuyaux. Nous avons opté pour cette deuxième démarche, qui nous a fait réfléchir à l'environnement de la cotation", raconte Philippe Delafaite, qui fut directeur des bases de données, des valorisations et du service des cotations à L’Argus de l’automobile de 2003 à 2009.
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