La flambée des coûts du pétrole dope de 91 % les requêtes d'électriques d'occasion

L'adoption de l'électrique par les Français se fera-t-elle sous la contrainte financière ? Tandis que les prix des carburants ont augmenté dans les stations-service, sur fond de crise au Moyen-Orient, les Français ont accéléré leurs recherches de voitures avec des motorisations alternatives. Selon une étude conduite par La Centrale, dont les résultats ont été publiés le 18 mars 2026, le phénomène profiterait aux voitures électriques d'occasion.
Pour parvenir à ce constat, les données de navigation sur la plateforme de diffusion de petites annonces ont été analysées. Ainsi, il apparaît que la manifestation d'intérêt des internautes pour les voitures d'occasion à motorisation électrique a fait un bond de 91 % entre le 27 février dernier, veille du début de conflit au Moyen-Orient, et le 14 mars.
Le graphique édité par La Centrale révèle que la progression des recherches a été plus importante chaque jour. Mais la date du 8 mars a marqué une étape importante. L'indice, dont la base 100 est établie au 27 février, est passé de 140 à 157 entre le 7 et le 8 mars. Une semaine plus tard, il atteignait 191.
"Face à la hausse du carburant, les Français cherchent des solutions plus économiques à l’usage et l’électrique s’impose naturellement", tente de décrypter Guillaume Henri-Blanchet, directeur général adjoint de La Centrale. Les voitures électriques d'occasion gagnent en pertinence dès lors que les consommateurs commencent à raisonner en coût total de détention.
Question de calcul des coûts
Avec un tarif en baisse de 4,27 % en 2025, les voitures électriques d’occasion s'affichent désormais en moyenne 22 000 euros en dessous de leurs équivalents neufs. Un réajustement forcé, notamment par l'abondance d'offres chez les professionnels et la concurrence d'un VN toujours plus abordable.
Les Français ont aussi fait le calcul : dans le contexte de crise au Moyen-Orient, le plein complet d’un véhicule compact ou familial réalisé sur une borne domestique dans l'Hexagone se monnaie entre 10 et 15 euros, contre environ 2 euros le litre actuellement à la pompe pour les carburants fossiles.
Sur une durée plus longue, La Centrale note toute de même que l'appétence des acheteurs de voitures d'occasion pour les exemplaires électriques s'accroît quoi qu'il en soit. Pour preuve, depuis un an, les consultations de modèles électriques ont déjà progressé de 17 % sur la plateforme de diffusion des offres.
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