La concurrence a parfois du bon. En confrontation directe avec l’affaire BMW de Cholet d’Alain Charrier, la concession Dynamism Automobiles a trouvé un adversaire de taille pour élever les performances de ses affaires d’Angers et de Saumur. En seulement quatre ans, la société est devenue un représentant à forte valeur pour la marque allemande en France. S’il reconnaît volontiers les mérites et le talent du vainqueur de la Concession de l’Année 2011, qu’il considère comme un modèle à suivre, Sébastien Richer n’a plus rien à envier à la concession d’Alain Charrier. Sauf peut-être la notoriété et l’expérience. En effet, s’il aime mettre la main dans le cambouis et sous le capot, le dirigeant angevin n’est pas à la base ce que l’on appelle un homme de terrain. Plutôt un homme du sérail qui s’est accompli au sein du siège de BMW France à Montigny-le-Bretonneux (78). La trajectoire n’est pas banale. Elle a ses avantages, mais aussi ses inconvénients. Successivement “numéro 2” du développement réseau et responsable après-vente de 2004 à 2008 de la marque allemande en France, le dirigeant a ainsi pu aiguiser son regard sur la vie et la problématique des réseaux, et la gestion d’une concession automobile. Un avantage notable à l’heure du basculement.
Une dette mais pas de passe-droit avec BMW
En effet, après la supervision, Sébastien Richer a souhaité passer à la pratique et prendre les rênes d’une affaire BMW. Il s’est alors positionné dès 2007 pour prendre la succession de la famille Guitteny, dont le contrat de distribution arrivait à expiration en octobre 2008. Déterminé mais sans le sou, le dirigeant a dû s’endetter à hauteur de 3,1 millions d’euros auprès de BMW Finance pour mener à bien son projet. Le défi s’est alors aussi transformé en mise à l’épreuve, aussi bien à l’égard du réseau que du constructeur. Un écueil inconfortable. “On ne m’a rien donné que je ne méritais pas. BMW est particulièrement exigeant avec moi et ne me fait surtout pas de cadeau”, martèle le dirigeant, comme pour rappeler les nombreuses embûches qui se sont dressées sur son passage. Dès lors, son ambition et sa motivation n’en sont que plus grandes. D’ailleurs, le dirigeant n’hésite pas à mettre la main à la pâte en s’improvisant vendeur, pour montrer l’exemple et épauler ses responsables commerciaux.