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Distribution

Auvendis a foi en Dacia

Publié le 25 février 2011

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Par David Paques
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9 min de lecture
Souvent jalousée pour son succès commercial ou décriée pour la faible rentabilité de son exploitation, Dacia est assurément une marque à la marge, dont le développement fait peser sur elle le danger de la normalisation. Dans le Morbihan, le groupe Bodemer exploite la marque avec succès depuis trois ans et continue d’afficher sa confiance en l’avenir de Dacia.
Benoît Briard, directeur commercial d’Auvendis, reconnaît avoir manqué plus d’une vingtaine de ventes l’an dernier à cause du manque de disponibilité sur Sandero GPL et des délais de livraison trop importants pour le Duster.

Avec 2 850 véhicules neufs immatriculés l’an dernier pour le compte du constructeur roumain, le groupe Bodemer est l’un des plus importants distributeurs Dacia de France. Le fruit d’une confiance désormais ancienne. Un exemple : celui des concessions bretonnes du groupe.

Lorsque Claude Bodemer et Alain Daher se sont emparés, le 1er janvier 2008, des affaires du groupe Arderieux, Benoît Briard, directeur général d’Auvendis, la plaque constituée par les sites du Sud Morbihan (Vannes et Auray), n’a pas hésité un instant. Six mois après l’acquisition desdits sites, Dacia faisait son apparition dans des showrooms exclusivement dédiés. Pourtant, il y a trois ans, les sceptiques étaient nombreux. “Même dans nos rangs”, confie Benoît Briard. Qu’importe, l’opérateur voit en la marque une possibilité de réaffirmer les positions de ses affaires Renault sur un plan local. Pari gagné. “J’ai augmenté les volumes Renault et ajouté ceux de Dacia. Il n’y a jamais eu de conflit entre les deux marques, contrairement aux craintes et aux doutes affichés par certains”, se félicite Benoît Briard. En 2010, Auvendis a immatriculé 2 500 VN, dont 530 Dacia (350 pour le seul site de Saint-Avé). Soit une croissance de 32,5 % par rapport à 2009. Une évolution moitié moins importante que celle de la marque au niveau national

(+ 70,9 %) qui s’explique par le très bon démarrage de Dacia dans les affaires Auvendis. Sa croissance y a, en effet, été linéaire. D’ailleurs, à Vannes, Dacia affiche 5 % de pénétration, contre 4,7 % sur le marché français. Mieux encore, à Auray, la marque représente 8,5 % du marché. “Soit presque autant que Citroën”, précise Benoît Briard. Une performance difficile à expliquer, même pour le distributeur. Le groupe peut compter sur un vendeur “extrêmement performant”, certes. Mais ça ne fait pas tout. Car à Auray, justement, on est loin d’une zone défavorisée. Le pouvoir d’achat y est élevé. Juste à côté, à Carnac où à La Trinité-sur-Mer, le marché immobilier est même l’un des plus chers de Bretagne. Alors, même convaincu par la marque, ses produits et son placement opportun, l’opérateur n’a de cesse d’être étonné par l’attrait des consommateurs pour Dacia et par la diversité de sa clientèle.

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