A Lyon, la concession BMW 6e Avenue est bien connue, d’abord parce qu’elle est située en plein cœur de la ville, dans le prolongement de la gare de la Part-Dieu. Ensuite, parce qu’elle fait partie du paysage depuis de longues années - 1994 - et qu’elle a essaimé gentiment, tout d’abord en implantant un site Mini en centre-ville puis en investissant la périphérie, à Vénissieux, avec la création d’une autre concession BMW entourée d’ateliers de préparation en véhicules neufs et de VO. Le véhicule d’occasion qui bénéficie d’ailleurs de beaux volumes d’exposition. “Aujourd’hui, commente Bruno Laval, le président de 6e Avenue, la tendance se veut à la progression, puisque sur BMW, nous enregistrons une croissance de 22 % sur BMW, que le plan produits du groupe et la reprise conjoncturelle nous aident à réaliser. Quant à Mini, avec l’arrivée du nouveau Countryman, nous devrions dépasser les objectifs prévus de 325 unités et atteindre les 360 voitures grâce à un produit qui séduit non seulement la clientèle qui a “l’esprit Mini” mais aussi d’autres clients que nous allons pouvoir attirer.” Quant au prévisionnel BMW, il s’avère aussi porteur avec 810 véhicules neufs en 2010. De bons résultats qui n’empêchent en rien le déploiement de l’offre VO et de fortes attentes sur ce secteur tant vis-à-vis des professionnels qu’envers les particuliers.
L’esprit VO
“Il est clair que notre métier a évolué et que nous ne considérons plus le VO comme avant, explique Bruno Laval. Le temps où nous subissions l’activité occasion approvisionnée à 100 % par les reprises que nous faisions sur les ventes VN est dépassé. Elles représentent encore une grande partie de notre activité occasion mais elle n’est plus la seule. Aujourd’hui, nous achetons des voitures à d’autres concessionnaires, qui ont des BMW dans leur parc, et, aussi, directement, des véhicules à BMW France, en fin de leasing notamment. Cela représente une bonne source d’approvisionnements pour nous, qui nous permet d’être vraiment actifs et de professionnaliser notre démarche occasion.” Il est évident que faire évoluer ce qui représentait une contrainte, en centre de profits, mérite qu’on s’y intéresse ! S’il est vrai que le taux de reprise a diminué et est passé en trois ans, en moyenne, de 80/85 % à 60/65 %, cette évolution a également eu pour conséquence une démarche constructive autour du VO, une démarche à part entière avec une équipe dédiée qui maîtrise son activité et la fait croître. 6e Avenue atteint, ainsi, les 850 ventes réparties à 50/50 entre les particuliers et les professionnels. Une attention toute particulière a été portée aux ventes à marchands comme en atteste, d’ailleurs, une progression de 17 points entre 2009 et 2010.