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L'industrie automobile britannique reste pessimiste

Publié le 13 octobre 2021

Par Christophe Jaussaud
3 min de lecture
Malgré une progression attendue de 12 % en 2021, à 1,82 million d'unités, le marché britannique ainsi que la production automobile resteront largement en dessous des niveaux d'avant-pandémie.
Le marché britannique 2021 devrait être inférieur de plus de 20 % au niveau d'avant-pandémie.
Le marché britannique 2021 devrait être inférieur de plus de 20 % au niveau d'avant-pandémie.

Le marché du Royaume-Uni devrait atteindre 1,82 million en 2021. Ce serait 12 % de mieux qu'en 2020, mais plus de 20 % en dessous du niveau d'avant la pandémie, selon un rapport présenté, mardi 12 octobre 2021, lors d'une conférence du SMMT.

 

Pénalisées par la pénurie mondiale de semi-conducteurs, les ventes de voitures au Royaume-Uni avaient chuté en septembre pour le troisième mois d'affilée, reculant de 34,4 % et tombant à leur plus bas niveau depuis 1998 pour ce mois. La production de voitures au Royaume-Uni avait elle reculé de 27 % sur un an en août.

 

A lire aussi : Le marché britannique plonge de 34,4 % en septembre 2021

 

A moins que cette pénurie "ne puisse être résolue rapidement, les perspectives devraient être encore réduites" en octobre, selon le rapport du SMMT. Cette situation "devrait durer une bonne partie de 2022" d'autant que "de nouvelles flambées du variant delta du Covid touchent des nations productrices importantes en Asie de l'Est".

 

"Les défis posés par les semi-conducteurs sont intenses en ce moment" et "ont exposé les faiblesses de nos chaînes logistiques mondiales", a estimé Mike Hawes, directeur général du SMMT, appelant à diversifier les approvisionnements et à investir dans une production plus locale.

 

Baisse de 30 % des exportations de véhicules

 

Le secteur automobile britannique doit en outre faire face au coût du Brexit. Les exportations de véhicules vers l'UE ont baissé de près de 30 % et les importations depuis le continent de plus de 30 %, bien qu'il soit "impossible de quantifier ou d'isoler" son impact des facteurs liés à la pandémie, selon le syndicat.

 

En parallèle, "le marché de l'automobile doit croître de façon significative en Asie ou en Europe de l'Est", selon le SMMT, qui appelle les autorités britanniques à "inclure des annexes automobiles dédiées et des dispositions pour réduire les tarifs et les barrières réglementaires" dans de futurs accords commerciaux.

 

Mais l'UE "est et va rester notre marché le plus important", affirme Mike Hawes alors que plus de la moitié des exportations britanniques de véhicules (53,5 %) ont eu lieu vers le continent l'an dernier. Et trois quarts des importations du secteur sont venues d'Europe.

 

Selon les projections du SMMT, la production dans le pays pourrait rester durablement sous les niveaux pré-pandémie, notamment après la fermeture en juillet par Honda de son usine de Swindon, à moins d'une accélération tirée notamment par de nouveaux véhicules propres.

 

Les achats de voitures électriques à batterie décollent en effet dans le pays. Le mois de septembre a été le meilleur jamais vu pour ce type de véhicules : ils représentaient 15,2 % des ventes, en hausse de 49,4 % sur un an. Sur l'ensemble de l'année, ils devraient représenter 9,5 % des nouveaux véhicules vendus dans le pays. (avec AFP)

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