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Constructeurs

Volkswagen et Siemens investissent dans les bornes de recharge

Publié le 28 juin 2022

Par Christophe Jaussaud
2 min de lecture
L'équipementier allemand Siemens est entré au capital d'Electrify America, une filiale du groupe Volkswagen aux Etats-Unis. Les deux partenaires veulent doubler les installations dans la région avec 1 800 stations et 10 000 chargeurs d'ici 2026.
Siemens est entré au capital d'Electrify America, une filiale du groupe VW aux Etats-Unis.
Siemens est entré au capital d'Electrify America, une filiale du groupe VW aux Etats-Unis.

Le groupe Volkswagen a vendu à Siemens une part valant "plusieurs centaines" de millions de dollars dans le capital d'Electrify America, sa filiale américaine spécialisée dans les bornes de recharge pour véhicules électriques.

 

"Siemens devient un actionnaire minoritaire d'Electrify America avec un investissement de plusieurs centaines de millions de dollars et occupera un siège au conseil d'administration", ont annoncé, mardi 28 juin 2022, les deux entreprises dans un communiqué commun.

 

Les groupes n'ont pas donné de chiffre précis, mais l'équipementier a précisé qu'il s'agissait de "l'un de (ses) plus gros investissements dans le domaine des transports électriques". Cette acquisition fait partie d'un investissement en capital commun de Siemens et Volkswagen pour développer l'entreprise, qui devrait atteindre "450 millions de dollars" (425 millions d'euros), selon les deux entreprises. L'opération permettra de valoriser Electrify America à "2,45 milliards de dollars" (2,31 milliards d'euros), ont-elles ajouté.

 

A lire aussi : VW va lancer une marque dédiée aux Etats-Unis

 

Créée en 2017, cette filiale du groupe Volkswagen basée aux États-Unis détient et construit des réseaux de bornes de recharges pour véhicules électriques. Avec l'investissement annoncé, Electrify America compte doubler "d'ici 2026" les équipements pour atteindre "1 800 stations de recharge, avec plus de 10 000 chargeurs, aux États-Unis et au Canada", selon le communiqué.

 

Cette annonce s'inscrit dans la stratégie du deuxième constructeur mondial de développer son activité aux États-Unis, selon un plan dévoilé en mai 2022. L'objectif est notamment de dépendre beaucoup moins de la Chine, dans un contexte géopolitique compliqué par la guerre en Ukraine.

 

Le groupe veut plus que doubler sa part de marché de 4,2 % en 2021 à 10 % dans le pays d'ici 2030 surtout grâce à son offre électrique qui représente "une opportunité historique", selon les mots de son patron Herbert Diess. Or, la présence d'une infrastructure large de bornes de recharges disséminés sur tout un territoire est essentielle pour démocratiser l'utilisation de véhicules électriques. (avec AFP)

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