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Constructeurs

Voiture électrique : le ministre chinois du Commerce veut convaincre la France

Publié le 28 mars 2024

Par Jean-Baptiste Kapela
2 min de lecture
Wang Wentao, ministre du Commerce chinois, devrait se rendre en France pour défendre les importations des véhicules électriques de son pays. Un déplacement qui doit avoir lieu le 7 avril 2024, en compagnie des représentants des marques BYD, Geely et SAIC.
Des représentants des marques BYD, Geel et SAIC devraient accompagner le ministre du Commerce chinois en France le 7 avril prochain. ©AdobeStock-ltyuan

Les tensions commerciales entre la Chine et l’Union européenne continuent. Par l’intermédiaire d’Ursula von der Leyen, en septembre 2023, l’UE annonçait ouvrir une enquête sur le dumping automobile chinois.

 

Des investigations qui devraient potentiellement aboutir à une hausse des droits de douane liés aux importations de véhicules en provenance de l’empire du milieu. L'ambition de protéger les constructeurs européens n’est pas du goût de Pékin qui juge cette procédure "protectionniste".

 

A lire aussi : Pourquoi l'Europe ordonne le recensement des importations de véhicules chinois

 

Dans ce contexte et dans l’objectif de défendre l’importation de véhicules chinois, Wang Wentao, ministre chinois du Commerce, devrait se rendre en France le 7 avril 2024. Cette information n'a pas encore été officiellement confirmée, mais Reuters cite des sources proches du dossier, dont une provenant du gouvernement français.

 

Toujours selon l’agence de presse, le ministre chinois devrait être accompagné de représentants de BYD, SAIC et Geely. Ces constructeurs ayant déjà été inspectés en début d’année dans le cadre de l’enquête, selon Reuters.

 

La Chine, plus gros exportateur de véhicules électriques au monde

 

Notons qu’en mai 2024, le président chinois Xi Jinping doit rendre visite au président Emmanuel Macron. Cette visite n’est pas anodine, puisque le président français soutient depuis plusieurs années une politique de l’UE stricte dans le domaine commercial.

 

La Commission européenne estime qu’en 2025, la part de la Chine dans les véhicules électriques vendus sur le Vieux Continent pourrait atteindre les 15 %. L’empire du Milieu est d’ailleurs devenu le plus grand exportateur de voitures en 2023, doublant le Japon, et se trouve en capacité de produire 43 millions de véhicules par an.

 

Actuellement, dans l’Union européenne, les véhicules électriques chinois doivent composer avec un tarif douanier standard de 10 %. Outre Atlantique, aux États-Unis, les normes d’importation sont beaucoup plus strictes et les VE chinois doivent s'acquitter d'un droit de douane de 27,5 %.

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