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Constructeurs

Syndicat : après sa défaite, l'UAW porte plainte contre Mercedes-Benz

Publié le 20 mai 2024

Par Nabil Bourassi
2 min de lecture
Les employés de l'usine américaine du constructeur automobile allemand ont rejeté, par référendum, la proposition d'une représentation syndicale. L'UAW accuse Mercedes-Benz d'avoir menacé les salariés de représailles en cas de victoire du oui, et annonce porter plainte.
L'UAW a échoué dans le scrutin pour créer un syndicat dans l'usine Mercedes-Benz de Tuscaloosa en Alabama. ©Mercedes-Benz

Revers pour l'UAW. Un mois après sa victoire dans l'usine Volkswagen de Chattanooga, le puissant syndicat américain des salariés de l'industrie automobile, a échoué à convaincre les employés de l'usine Mercedes située dans l'Alabama, de suivre le même chemin.

 

Au terme d'un scrutin interne, 2 642 salariés ont voté contre cette proposition. Ils n'ont été que 2 045 à soutenir le projet de représentation syndicale par la United Auto Workers. En pourcentage, la proposition de l'UAW a été rejetée à 56 % des votants. D'après un communiqué du constructeur, le taux de participation a atteint 92 %.

 

A lire aussi : Syndicat : l'UAW s'impose chez Volkswagen aux États-Unis

 

"Notre objectif tout au long de ce processus a été d'assurer que chaque équipier concerné avait l'opportunité de participer à un suffrage équitable", a précisé Mercedes-Benz, ajoutant avoir "hâte de continuer à travailler en direct avec (ses) équipiers".

 

"Évidemment, ce n'est pas le résultat que nous souhaitions", a réagi Shawn Fain, président de l'UAW, lors d'un point presse. "Ce n'est pas un échec, c'est un obstacle sur la route", a-t-il relevé.

 

Mercedes-Benz accusé de menaces de représailles

 

L'UAW aurait rencontré davantage de réticences chez Mercede-Benz, tandis que Volkswagen avait choisi de rester neutre dans les débats internes quand à l'opportunité d'une représentation syndicale. Ainsi, des salariés du constructeur premium allemand ont annoncé une procédure en justice contre les menaces de représailles qu'aurait formulé leur employeur.

 

Le syndicat a également lancé une procédure après avoir relevé des agissements illégaux. Il accuse ainsi Mercedes-Benz d'avoir licencié un employé atteint d'un cancer après que celui-ci a défendu le oui au scrutin interne. Il accuse également l'entreprise d'avoir organisé des réunions obligatoires en vue de pousser les salariés à voter contre.

 

L'UAW espère poursuivre sa croisade chez les constructeurs étrangers installés aux États-Unis où il est quasi-absent. Le syndicat jouit d'une bonne image auprès des salariés après avoir obtenu des augmentations salariales significatives en novembre 2023 après une grève historiques dans les usines des groupes américains General Motors, Ford et Stellantis. (Avec AFP)

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