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Constructeurs

Stellantis recule sur la réorganisation d'Opel

Publié le 17 novembre 2021

Par Christophe Jaussaud
2 min de lecture
Stellantis voulait réorganiser Opel, notamment les usines d'Eisenach et Rüsselsheim, mais la levée de boucliers en Allemagne a eu raison de cette volonté. IG Metal affirme qu'Opel a évité un démantèlement.
Les usines Opel d'Eisenach et Rüsselsheim ne passeront pas dans le giron de Stellantis.
Les usines Opel d'Eisenach et Rüsselsheim ne passeront pas dans le giron de Stellantis.

Le syndicat allemand de la métallurgie et le groupe Stellantis ont annoncé, mercredi 17 novembre 2021, un accord dans le conflit autour d'une possible réorganisation d'Opel en Allemagne, qui avait aussi irrité des responsables politiques.

 

"Le transfert prévu du site d'Eisenach et de l'usine historique d'Opel à Rüsselsheim vers le groupe Stellantis est évité", indique IG Metall dans un communiqué. Stellantis avait dit, début octobre 2021, qu'il étudiait l'option de rendre juridiquement indépendantes ces deux usines allemandes Opel "pour renforcer la coopération et la flexibilité dans le réseau de production". Une fois indépendantes, les usines seraient rattachées non plus à l'entreprise allemande Opel mais directement à une entité de Stellantis.

 

Mais le projet a déclenché de vives critiques du comité d'entreprise et même de responsables politiques régionaux, les syndicats accusant le constructeur de vouloir, avec ce "démantèlement", "fuir" la cogestion avec les salariés, un pilier du modèle économique allemand. Désormais, "la cogestion reste garantie", indique IG Metall, évoquant une "grande réussite".

 

A lire aussi : Igor Dumas, Opel : "J'ai besoin d'un réseau qui gagne de l'argent pour investir dans l'avenir"

 

Fermé depuis fin septembre en raison de la pénurie de semi-conducteurs, l'usine d'Eisenach va rouvrir dans le courant de "la première semaine de janvier" et produire un nouveau SUV, indique Stellantis dans un communiqué distinct. Le site deviendra, certes, sa propre entité juridique, mais restera une branche d'Opel. L'usine de Rüsselsheim, quant à elle, gardera sa place au sein du constructeur allemand, a précisé un porte-parole.

 

"Les conditions de travail pour l'ensemble des employés restent inchangées et les conventions collectives restent en vigueur", a précisé le groupe. "Le démantèlement d'Opel a pu être évité et les emplois sont assurés", s'est félicité Jörg Köhlinger, responsable régional chez IG Metall. Stellantis emploie quelque 1 300 personnes à Eisenach, tandis que Rüsselsheim compte 2 100 salariés. (avec AFP)

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