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Igor Dumas, Opel : "J'ai besoin d'un réseau qui gagne de l'argent pour investir dans l'avenir"

Publié le 6 octobre 2021

Par Christophe Jaussaud
4 min de lecture
Avec l'arrivée de la nouvelle Astra, au premier trimestre 2022, Opel va avoir un argument de plus pour illustrer sa montée en gamme. En attendant la berline du segment C, la marque et le réseau recueillent les premiers fruits du travail engagé. Mais Rome ne s'est pas faite en un jour.
La nouvelle Astra sera dans les showrooms au premier trimestre 2022.
La nouvelle Astra sera dans les showrooms au premier trimestre 2022.

Après le Mokka, voici la nouvelle Astra. Opel va ainsi revenir en force sur le segment des compactes. "Cette nouvelle Astra est une vraie brique dans la transformation de la marque" explique Igor Dumas, le directeur général d'Opel France. Un plan de transformation qui doit conduire Opel dans l'univers des "généralistes haut gamme", à la façon de Volkswagen ou Peugeot.

 

Le réseau est également acteur de ce repositionnement de la marque Opel. D'ailleurs, Opel France et son réseau avaient dévoilé, en juillet 2021, un plan pour accompagner ses changements baptisé "Transform Together". Un réseau qui connaît d'ailleurs son avenir à la suite de la dénonciation des contrats européens de Stellantis. Tous les investisseurs savent aujourd'hui de quoi leur avenir sera fait. Igor Dumas n'a pas donné de chiffre précis sur les concessions reconduites, mais a précisé que "la grande majorité" poursuivait l'aventure. "J'ai besoin d'un réseau qui gagne de l'argent pour investir dans l'avenir" indique Igor Dumas. Opel compte aujourd'hui 140 points de vente pour 87 investisseurs.

 

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Opel veut donc se réinventer et cela passe notamment par le produit. Cette nouvelle génération de l'Astra en sera l'un des symboles. Mais déjà, avant sa commercialisation durant le premier trimestre 2022, les choses s'améliorent. Ainsi, la part de marché VP d'Opel est passé de 2,16 % à 2,56 % entre le premier semestre et le troisième trimestre 2021. L'assainissement des ventes est aussi en bonne voie. Du coté des VUL, cela va mieux également avec une part de marché de 2,59 % en septembre 2021, "un record historique pour Opel en France" souligne le directeur général qui précise immédiatement qu'il s'agit "d'un travail de longue haleine, nous allons progresser pas à pas."

 

Parmi les défis majeurs que le repositionnement d'Opel fait naître, il y a la fidélisation mais surtout la conquête de nouveaux clients. Les particuliers feront naturellement partie des cibles, mais cette conquête passera également par les ventes aux professionnels. Sur ce canal, les chiffres vont dans le bon sens mais il faudra faire mieux. A minima avoir la même part de marché chez les pros que sur le marché VP total. Naturellement, les VUL seront un levier comme la nouvelle Astra dont 40 % des volumes escomptés seront à destination des professionnels.

 

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La gamme Business est d'ailleurs prête. Elle débutera à 28 800 euros et sera "très bien équipée" souligne Antoine Maria, le directeur des ventes BtoB d'Opel France. La gamme traditionnelle débutera à 23 150 euros. Dans les deux cas, l'Astra offrira une large palette de motorisations allant de l'essence au Diesel en passant par deux versions hybrides rechargeables (180 et 225 ch) et une 100 % électrique à partir de 2023.

 

Au sujet de l'électrification, les Opel 100 % électrique ou PHEV représentent 10,8 % des ventes à fin septembre 2021, avec 2 580 BEV et 726 PHEV. Là aussi, les choses s'améliorent et le développement de ces ventes est une priorité pour Igor Dumas. Rappelons que la gamme Opel sera totalement électrifiée en 2024 et qu'en 2028 la marque ne proposera que des modèles 100 % électrique en Europe.

 

Après 9 mois d'activité, Opel a immatriculé 30 551 VP en France (-5,6 %) et 6 547 VUL (+23,8 %). Mais ces chiffres auraient pu être meilleurs sans les perturbations actuelles de production. A fin septembre, Opel France dispose d'un portefeuille de commandes de 8 200 unités, en progression de 22 % par rapport au 1er janvier dernier. "Nous devons vendre du délai" regrette Igor Dumas, "les ventes sont supérieures à la production." Les stocks libres à vendre sont au plus bas avec à peine une quinzaine de jour d'avance. La fermeture de l'usine d'Eisenach jusqu'à début 2022 ne va pas arranger les choses.

 

 

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