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Constructeurs

Stellantis et Renault revalorisent d'environ 2 % les salaires en France

Publié le 24 février 2026

Par Christophe Jaussaud
3 min de lecture
Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), regroupant constructeurs et syndicats autour de la table, Stellantis et Renault France ont proposé, respectivement, des augmentations globales de salaires de 2,1 % et 1,9 % pour l'année 2026. Quatre organisations ont validé le chiffre proposé à Poissy (78), tandis qu'à Boulogne-Billancourt (92) la décision est attendue le 26 février.
Quatre syndicats de Stellantis ont validé l'augmentation globale de 2,1 % de la masse salariale en 2026. © ©Stellantis/Xavier-Alexandre Pons/Ooshot.com

Stellantis et Renault n'ont pas affiché les mêmes résultats financiers en 2025, mais leur trajectoire d'augmentation des salaires en France pour 2026 est finalement assez proche.

 

En effet, Stellantis France vient de valider une augmentation globale de 2,1 %, alors que Renault France a proposé 1,9 % de revalorisation globale. Le résultat de négociations menées avec les organisations syndicales dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO).

 

 

A l'issue d'une réunion de neuf heures, Stellantis France avait proposé une augmentation de 2,1 % de la masse salariale, comme en 2025. Une proposition validée, le 24 février 2026, avec la signature de quatre syndicats.

 

"Notre proposition d'accord salarial, issue des négociations du 12 février, a été signée par quatre organisations syndicales : FO, CFTC, CFE-CGC et CFDT, qui représentent 84 % des salariés de Stellantis Auto SAS France", a annoncé l'entreprise.

 

Selon l'accord, les techniciens bénéficieront d'une augmentation générale de 0,9 %, à laquelle s'ajoutera, pour 75 % d'entre eux, une augmentation individuelle de 1 %. Les ouvriers auront droit à +1 % pour tous et +0,9 % pour 62 % des effectifs. Enfin, 75 à 80 % des cadres bénéficieront d'une augmentation individuelle.

 

 

La CGT, qui n'a pas signé l'accord, avait dénoncé lors de ces négociations une augmentation générale "trop faible".

 

La direction annonce 2,1 % de hausse "alors que c'est seulement 1 % pour 40 % de l'effectif", avait souligné Jérôme Boussard, de la CGT. Quant au "talon" de l'augmentation, c'est-à-dire le minimum de hausse perçue par chaque salarié, il se situe à 23 euros, ce qui "ne suffit pas à finir les fins de mois", avait-il ajouté.

 

Renault propose une augmentation globale de 1,9 %

 

Le groupe Renault est engagé dans le même processus. Le constructeur a proposé une augmentation de 1,9 % de la masse salariale pour 2026 après deux réunions avec les organisations syndicales.

 

Les non-cadres seraient ainsi augmenté de 1 % et cela pourrait même atteindre 1,4 % pour les plus bas salaires. Une possibilité de revalorisation individuelles de 0,9 % pourrait également s'y ajouter. Pour les cadres, l'enveloppe serait de 1,9 %, mais intégralement distribuée en fonction de la performance individuelle.

 

 

Renault comme Stellantis rappellent que ses augmentations se font dans un contexte de faible inflation sur l'année avec un taux voisin de 0,7 %. Le losange souligne qu'il faut aussi prendre en compte l'intéressement des salariés qui va atteindre 2 498 euros au minium.

 

Les organisations syndicales ne se sont pas encore prononcées officiellement chez Renault, la décision est attendues pour le 26 février prochain, mais les syndicats montent déjà au front.

 

La CFE-CGC réclamait 2,6 % d'augmentation. La CGT et Sud jugent ces propositions largement insuffisantes. FO attend le retour du terrain avant de se prononcer. Seule la CFDT se félicite du travail mené durant les échanges qui a permis d'atteindre 1,9 % alors que la première proposition était de 0,9 %.

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