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Constructeurs

Smart #1 : nouveau départ

Publié le 15 février 2024

Par Christophe Bourgeois
4 min de lecture
Première réalisation concrète de la nouvelle coentreprise entre Mercedes-Benz et Geely, le #1 attaque un segment inédit pour Smart, celui des B-SUV électriques. Une entrée en matière très réussie.
essai Smart #1
En 2023, la Smart #1 a représenté 1 241 des 2 024 immatriculations de la marque (+50,9 %). ©Smart

La vie de Smart n’est pas un long fleuve tranquille. Imaginé au milieu des années 90 par le Suisse Nicolas Hayek, patron des montres Swatch, le projet de micro­citadine est, après maintes péripéties, repris par Mercedes‑Benz.

 

Au cours de ses 30 ans d’existence, bien que la marque ait proposé plusieurs modèles, c’est son véhicule emblématique, la Fortwo, dont la dernière génération sera commercialisée jusqu’en juin pro­chain, qui marquera les esprits.

 

Mais depuis qu'elle est devenue en 2022 une coentreprise à parts égales entre Mercedes‑Benz et le chinois Geely, la marque a devant elle un tout autre futur. D’ici 2026, Smart compte lancer un nouveau modèle par an, tous électriques.

 

A lire aussi : Cyril Bravard, Smart : "Smart peut devenir la porte d'entrée dans l'univers de Mercedes-Benz"

 

La répartition des rôles entre les deux partenaires est très précise. L'allemand s’occupe du de­sign extérieur et intérieur, ainsi que de toute l’interface multimédia, tandis que le chinois est en charge de la production.

 

©Smart

 

La première illustration de cette nou­velle stratégie est le Smart #1, un SUV du segment B. Avec ses 4,27 m, il s’agit du modèle le plus long jamais produit par Smart. Son habitabilité se montre assez généreuse, d’autant plus que la banquette arrière est coulissante.

 

Avec un coffre de 323 l, il s’inscrit parfaite­ment dans son segment. Produit donc par Geely en Chine, le #1 repose sur la plateforme SEA du constructeur que l’on retrouve notamment sur le nou­veau Volvo EX30 et sur le Smart #3 qui vient d’arriver dans les concessions.

 

De 330 à 440 km d'autonomie

 

Le #1 est disponible en quatre finitions Pro, Pro+, Premium et Brabus. Elles sont liées aux caractéristiques du véhi­cule. La première finition dispose d’une batterie LFP (lithium-fer-phosphate) de 49 kWh pour une autonomie de 330 km, tandis que les trois autres sont dotées d’une batterie NCM (nickel‑co­balt‑manganèse) de 66 kWh.

 

Cette dernière alimente un moteur de 271 ch et est homologuée jusqu’à 440 km. De son côté, la version Brabus reçoit deux moteurs pour une puissance cumulée de 425 ch, ce qui transforme de facto cette propulsion en une quatre roues motrices. Avec une telle puissance, les sensations de conduite sont bien au rendez‑vous. Elle réalise le 0 à 100 km en seulement 3,9 s et garantit le sourire à ses occupants. En revanche, aucune modification n’a été apportée sur les suspensions ou sur la direction par rapport aux autres déclinaisons.

 

Le comportement du Smart #1 est rassu­rant, mais on lui reprochera un frei­nage au ressenti trop artificiel à cause d’une régénération dont le calibrage aurait mérité plus de progressivité.

 

47 points de vente Smart

 

Pour plus de facilité, la gamme Smart ne dispose d’aucune option. Le #1 com­mence à 36 315 euros, un prix récem­ment revu à la baisse, car étant produit en Chine, il a perdu son bonus. La ver­sion Brabus est facturée, quant à elle, 47 815 euros. Ces tarifs peuvent pa­raître élevés, mais Smart se montre très généreux sur la dotation, y compris en entrée de gamme.

 

L’une de ses quali­tés premières est d’offrir, par exemple, le chargeur 22 kW AC dès la version Pro+, ce qui réduit le temps de re­charge.

 

Le #1 est aujourd’hui distribué dans 47 points de vente, sous contrat d’agent, au sein du réseau Merce­des‑Benz. En fonction de l’appétence des clients pour les produits, le réseau sera rapidement amené à s’étoffer.

 

©Smart

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