Entre fidélisation et conquête, Mercedes a choisi de ne pas choisir. La nouvelle Classe C se décline en deux modèles distincts avec l'ambition de reprendre le leadership du segment.
Comme si Mercedes ne voulait pas évoluer trop vite, montrer trop clairement ses aspirations de...
...mutation athlétique. Comme si la descendante de la "petite-Benz" ne voulait pas déplaire à ceux qui continuent de faire son succès. A regarder côte à côte les deux versions de la nouvelle Classe C, ce constat de tiraillement paraît irréfutable. Non, la marque à l'étoile ne propose pas un quelconque pack Luxe ou pack Sport, censé différencier un véhicule déjà grandement statutaire. Mercedes commercialise aujourd'hui un double choix pour son modèle le plus vendu de son histoire (6 millions d'exemplaires). Classic ou Elegance, d'abord, dont la filiation aux aïeules paraît évidente, malgré un gain de vélocité indéniable. Mais Avantgarde également. Un modèle qui symbolise l'évolution dynamique de la Classe C. La différence entre les deux modèles ? La calandre. Quasi-exclusivement la calandre. Mais c'est déjà beaucoup. C'est même ici le terreau de ces interrogations.
Que dire de la nouvelle Classe C ? C'est une Mercedes. Pas de doute. Inutile d'évoquer la qualité de finition, la sobriété de l'espace intérieur et les agréments de conduite. La dernière née du constructeur allemand ne déroge pas à la règle. Mercedes a en effet souhaité que sa compacte affiche des prestations semblables aux grandes berlines de la marque. L'ergonomie du poste de conduite a par exemple été particulièrement soignée. A peine regrettera-t-on la confusion possible entre les deux commodos à la gauche du volant. Mais c'est ici l'une des rares remarques que l'on peut faire au sujet du véhicule, tant la Classe C fleure bon le haut de gamme en ces termes ergonomiques. En témoigne la facilité d'utilisation du système d'infotainment, spécialement développé pour le véhicule et qui jouit, ici, d'un écran d'une grande taille bien agréable. Confort et habitabilité montent encore d'un ton avec cette nouvelle génération de Classe C. De quoi la direction commerciale particulièrement optimiste. Ambitieuse même. La marque entend en effet prendre la tête du segment des berlines compacts premium. En 2006, BMW avait devancé Mercedes avec 12 100 immatriculations de sa Série 3, devant une Classe C à 10 159 ventes et une Audi A4 à 7 692. Pour 2007, le constructeur de Stuttgart entend réaliser 14 800 immatriculations en France.
Alors du côté des équipements, Mercedes n'a pas lésiné. Outre les attributs désormais habituels (ABS, BAS, ESP, ASR, indicateurs de pressions des pneus, aide au démarrage en côte), la Classe C fourmille d'innovations. Exemple, avec le
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